Le déluge…un aspect des pluies de notre région. Dérèglement climatique, surchauffe de la Méditerranée, la mer et ses poissons nous sont tombés dessus. Une alerte rouge en pleine garrigue c’est très impressionnant. Surtout la nuit en veillant la charbonnière. Entre deux éclairs et les tonnerres assourdissants, la conduite du feu doit continuer.
Nous avons protégé notre merveille en la coiffant de branchages. Mais revenons un peu avant l’épisode cévenol. En début de soirée des flammes sont sorties au niveau des évents bas. Un belle vision de l’intérieur de la meule avec du rouge vif. La satisfaction de le réussite de la carbonisation par une bonne conduite du feu. Le bois livré était très sec, conséquence des grandes chaleurs de l’été. le feu a progressé rapidement avec une odeur un peu acre. Habitué au bois vert comme cela se pratiquait dans les temps anciens, pas le temps de faire sécher le bois coupé, je n’ai pas retrouvé la flagrance des autres charbonnières.

Puis le ciel nous est tombé sur la tête. Inquiétude des padawans, conditions désagréables, humidité et rapidement de la boue sur la faulde. La terre colle à la pelle, difficile dans ce contexte d’assurer la conduite de la carbonisation. La meule répond avec calme et sérénité. Ses 600 ° la protège, l’eau peut tomber elle est bien au chaud. Nous surveillons que la terre ne dégouline pas trop, non elle tient, tout va bien. Des rigoles évacuent le trop plein d’eau. la nuit sera agitée mais capitale.

Après la pluie…il est temps d’arrêter la cuisson. La carbonisation semble quasi complète, quelques pieds de bûches résistent à la pique. Le vent, l’ennemi premier du charbonnier, a lui aussi agit. Je pense malgré tout avoir contrôlé le déplacement de la chaleur.

L’extinction par étouffement du feu va prendre les quelques jours indispensables à cette opération. Pour une fois je vais pouvoir caver, tirer le charbon, sans besoin de le re-éteindre soit en le remettant sous la terre ou le mouiller. La météo tend vers une accumulation de jours de pluie. Il va falloir trouver le bon créneau entre deux averses.
Je profite que la végétation est mouillée pour tester un nouveau four. J’y reviendrai un peu plus tard.

Les amis qui m’ont aidé pour cette carbonisation du début à la fin (reste à tirer le charbon) sont : Simon, organisateur de l’événement avec Luc, archéologues et veilleur du site de Cambous, Maya, étudiante en master, apprentie assidue et efficace et Martine multi rôle. Frédéric de Viols-en-Laval, toujours aussi efficace et amical. Merci à Laurent, neveu de Louis mon maître charbonnier, pour la terre qu’il nous fournit gratuitement chaque année. Merci à Cédric pour sa souplesse de la livraison du bois. Cette charbonnière s’inscrit dans une suite d’événements portée par la Société Languedocienne de Préhistoire SLP avec le concours de la municipalité de Viols-en-Laval et la Communauté de Communes du Grand Pic-St-Loup.
Merci Maya, Martine, Simon, Luc et Fred.














































































































































































































