Depuis quand l’Homme utilise le charbon de bois pour son usage. La grotte Chauvet est une rare cavité avec des dessins essentiellement exécutés au charbon. Ötzi, l’homme retrouvé dans un glacier des Alpes, était tatoué avec du charbon de bois. La métallurgie est associée depuis le début avec ce matériau. Le charbon a certainement accompagné les êtres humains depuis plus longtemps, reste de feu de camps, trace de la maîtrise nouvelle du feu.
Le charbon de bois est une source d’énergie essentielle, performante plus que celle du bois, une des rares que les humains ont pu utiliser en continu depuis qu’ils ont su comment carboniser le bois. La métallurgie, puis la forge sont grandes consommatrices de charbon. Les derniers millénaires ont vu évolué les techniques de fabrication avec des gestes qui ont créé des traditions.
Les charbonnières des garrigues correspondent à un terroir spécifique. Des reliefs de collines avec des terrains dégradés et une couverture végétales de plus en plus réduites en surface et volume.
La meule, le tas de bois, est l’évolution finale et par son aspect simple correspond à l’optimisation d’un savoir faire. Le charbon se devait d’être de qualité, la ressource végétale, essentiellement le chêne vert, est idéale et l’expérience par transmission a permis pendant des siècle cette production indispensable même dans le quotidien, ne serait ce que pour cuisiner.
L’activité a disparue, la tradition est restée, les traces dans le paysages sont toujours là. Reproduire cette alchimie de transformation de la matière par le feu c’est s’ancrer dans plusieurs millénaires de gestuelle et d’en faire parti. Cambous est l’endroit idéal pour transmettre cet acquis dans une période qui ne porte pas son nom : l’âge du charbon.
Rendez-vous à partir du 26 septembre pour la quatrième charbonnière à Cambous

























































































