0- MES CHARBONNIÈRES

Livraison de terre pour faire une plateforme adjacente. Elle servira pour l’animation métallurgie ce week-end.

Puis le bois est arrivé, 4 m2 dans un premier temps, on nous livrera 2 m2 demain matin.

Le beau cercle des charbonniers disparus

Pas d’interdiction des pompiers, nous pouvons allumer la charbonnière quand nous le voulons. Peut être dimanche ou plutôt lundi matin car c’est mieux en matinée.

La faulde est prête, le superbe travail exécuté l’année dernière a créé une bonne base. Simon m’a donné un coup de main, la patte de l’archéologue habitué aux pinceaux pour remuer la terre !! Le cercle est parfait, la loge charbonnière de maître Acquarone se pérennise (Interdit de rire là-bas au fond !).

Par contre les pompiers ne veulent pas se mouiller, peut être que l’allumage sera reporté en début de semaine prochaine.

Laurent Salvi, le petit neveu de Louis mon maître charbonnier va nous donner de la terre encore une fois. Super Frédéric de la municipalité de Viols-en-Laval, que je remercie chaleureusement, va faire le transport. Cette terre aura plusieurs fonctions. À suivre…

Nettoyage et préparation de l’aire de charbonnage, la faulde. La terre est compacte comme du béton avec quelques pousses de blé issues de la couverture végétale employée pour couvrir la meule.

La faulde est recouverte de branchages qui ont été coupé pour limiter leur présence proche.

Travail de forçat pour remuer cette terre avec un déplacement du centre. Des véhicules peuvent passer à la limite de la faulde sur un chemin et parfois roulent sur le bord. Ils compactent la terre. Belle surprise la quantité de frézil, mélange de terre et de poussière de charbon, est assez importante. Ce mélange est parfait pour la couverture terreuse que je vais mettre sur la meule.

La création de cette loge de charbonnier date de 2023. Il y a eu 3 cuissons et le mélange terre charbon devient effectif. Il en manque encore un peu. Cette continuité d’utilisation du site permet de mesurer le temps de la formation d’une aire de charbonnage. Il y avait au moins deux temporalités dans l’usage d’un lieux de charbonnage, soit en restant sur place avec une cuisson tous les 3/4 semaines, soit en revenant sur le même site tous les 20 ans. C’est majoritairement le deuxième cas qui a été employé en garrigue tout simplement pour laisser la repousse arbustive se réaliser. Dans le premier cas il faut une équipe de bûcherons qui vont couper le bois et le charrier.

Ce dimanche 20 septembre, Martine a animé son stage de vannerie dans le site de Cambous. Elle sera présente aussi les deux prochains week-ends avec les autres animations de teinture végétale, technique du feu et poterie néolithique.

Cette semaine continuation de la préparation de la faulde en espérant avoir fini pour l’arrivée du bois le vendredi. Puis montage de la charbonnière samedi et allumage dimanche.

Depuis quand l’Homme utilise le charbon de bois pour son usage. La grotte Chauvet est une rare cavité avec des dessins essentiellement exécutés au charbon. Ötzi, l’homme retrouvé dans un glacier des Alpes, était tatoué avec du charbon de bois. La métallurgie est associée depuis le début avec ce matériau. Le charbon a certainement accompagné les êtres humains depuis plus longtemps, reste de feu de camps, trace de la maîtrise nouvelle du feu.
Le charbon de bois est une source d’énergie essentielle, performante plus que celle du bois, une des rares que les humains ont pu utiliser en continu depuis qu’ils ont su comment carboniser le bois. La métallurgie, puis la forge sont grandes consommatrices de charbon. Les derniers millénaires ont vu évolué les techniques de fabrication avec des gestes qui ont créé des traditions.
Les charbonnières des garrigues correspondent à un terroir spécifique. Des reliefs de collines avec des terrains dégradés et une couverture végétales de plus en plus réduites en surface et volume.
La meule, le tas de bois, est l’évolution finale et par son aspect simple correspond à l’optimisation d’un savoir faire. Le charbon se devait d’être de qualité, la ressource végétale, essentiellement le chêne vert, est idéale et l’expérience par transmission a permis pendant des siècle cette production indispensable même dans le quotidien, ne serait ce que pour cuisiner.
L’activité a disparue, la tradition est restée, les traces dans le paysages sont toujours là. Reproduire cette alchimie de transformation de la matière par le feu c’est s’ancrer dans plusieurs millénaires de gestuelle et d’en faire parti. Cambous est l’endroit idéal pour transmettre cet acquis dans une période qui ne porte pas son nom : l’âge du charbon.

Rendez-vous à partir du 26 septembre pour la quatrième charbonnière à Cambous

Nous renouvelons nos animations, charbonnières, vannerie et autres, avec l’équipe de la Société Archéologique Languedocienne SLP sur le site néolithique de Cambous à Viols-En-Laval. Le village néolithique de Cambous est l’un des plus important de cette période https://cambous-prehistoire.fr/

3 weekends de rendez-vous et un grosse semaine de carbonisation.

Le dimanche 20 septembre, Martine animera un atelier de vannerie. Un autre atelier de taille de silex se déroulera aussi. Une sortie spéléo est proposée à l’aven Vidal. Inscriptions au 06 21 19 11 15

A partir du samedi 26, le we 26/27 sera animé par des ateliers, vannerie, teintures végétales, technique du feu et poterie. Montage de la charbonnière et mise en feu dimanche.

Et c’est parti pour une semaine de cuisson. Cette année des carbonisations au four seront en complément d’animation.

We du 3 et 4 octobre, extinction de la charbonnière et cavage (Récupération du charbon) avec pendant ces deux jours les animations vannerie, teintures végétales, technique du feu et poterie.

Premier rendez-vous dimanche 20 septembre

9 h à 17 h

A la ferme de Kidda et Siggi il y avait encore de sacs plein de lupin mais aussi des restes de coupes de bois flottés. Les fermiers taillent des piquets pour leurs clôtures dans ce bois qui résiste au pourrissement. Ce qui n’est pas utilisable est gardé. J’ai donc voulu retester les carbonisations avec ce bois.

Le four en fer est toujours utilisable, par contre le bidon intérieur marque une grande faiblesse, la tôle part en plaques mais je me lance quand même confiant dans ce matériel extraordinaire.

Le bois de mer produit une incroyable quantité de gaz inflammables. Son passage dans l’eau l’a complètement déshydraté, c’est un effet qui peut paraître contre intuitif mais réel. Par contre le brulage à la flamme dégage pas mal de fumée, ceci venant du fait que j’avais ramassé des bouts qui trainaient dehors donc mouillé en partie. Le début de la combustion autour du bidon central pour amorcé la carbonisation a donné une grosse fumée lourde puis les gaz de distillation ont brulé sans aucune fumée.

Ce charbon est très léger, difficile de savoir de quelle espèce d’arbres ils sont issus avec quand même une majorité de pins.

Les restes de lupins sont aussi passés dans le four.

Belle carbonisation.

Le charbon de bois flotté a été baptisé « Sjókola », charbon de la mer.

Deux productions made in Iceland originales : le Kolakaka et le Sjókola.

J’ai allumé la meule le lundi matin pour une extinction le vendredi midi soit 5 jours de cuisson et donc 4 nuits. La conduite du feu s’est parfaitement réalisée avec cette fois ci une terre moins capricieuse.

Maya, Luc et Simon ont veillé avec attention pendant les nuits. Ils ont su conduire le feu avec pertinence sous la voute céleste. La proximité du village néolithique et de ses anciens habitants qui hantent les bois de leurs présences passées provoquent quelques ondes qui ont parcouru les branches des chênes verts environnent dans ces nuits profondes. On est jamais très seul dans le silence des lieux abandonnés avec comme compagne une charbonnière qui vit, respire et s’exprime. Les Hommes la regardent captivés par ses souffles et ses formes charnues. La matière se transforme doucement mais surement dans un chuintement enivrant. Les coups pour la tasser sont ceux des tambours qui résonnent comme dans les temps anciens, des temps lointains qui transmettent des messages que nous ne devrions pas oublier : la Terre nous est prêtée.

Vénus nous a accompagné au lever du soleil.

En effet la carbonisation est excellente, a vista de nas plus de 90% du bois s’est transformé en charbon !!

Prendre à pleine main ce charbon qui tinte comme du cristal, l’émotion de celles et ceux qui ont participé à cette alchimie et aux visiteurs le plaisir de plonger dans le noir. Promis l’année prochaine on aura un tamis verseur, ça aide à libérer les rêves.

Évidemment tout événement festif se doit de terminer par une belle fête. Frédéric nous a merveilleusement régalé avec un agneau des garrigues cuit à la broche. Les copains de Ste Croix nous ont rejoint pour une bonne soirée sous les étoiles.

Le dimanche se sont déroulés deux stages dans le site. Un sur la taille des silex et l’autre sur la vannerie sauvage animé par Martine.

Des projets sont nés dans cette synergie d’ouvrir avec le thème du feu un « Village de Garrigue » pour l’année prochaine.

Un très gros four à chaux côtoyant l’aire de charbonnage.

Cette troisième charbonnière réalisée à l’entrée du site néolithique de Cambous au village de Viols-en-Laval s’inscrit dans la volonté des deux archéologues Luc Jallot et Simon Mercier de pérenniser ce genre de manifestation. Trouver des ressources humaines et financières ne sont pas faciles et donc un grand merci à eux deux dans le cadre de la SLP (Société Languedocienne de Préhistoire) d’avoir cette énergie. Le contact de la science, le savoir, avec la pratique, le savoir-faire, est tellement enrichissant pour les uns et les autres. Nous avons dans ce partage mis le doigt sur un manque : comment les artisans du chalcolithique, l’âge du cuivre, produisaient ils leur charbon de bois ? Nous avons eu aussi la présence de l’avenir avec la pétillance de Maya, étudiante en archéologie et peut être future charbonnière !

A noter la présence de Danielle, une amie avec qui nous travaillons dans un inventaire des loges charbonnières par repérage grâce au procédé LIDAR. J’en parlerai bientôt.

https://www.prehistoire-cambous.org/

Montage de la meule, le tas de bois avec sa couverture de terre. Les Padawans toujours aussi efficaces dans le planté du baton.

La disposition en rond a été parfaite pour la manipulation des buches. Le résultat parle de lui même.

Il y a un maître charbonnier qui traine sur la photo, c’est lequel ?

Elle est pas belle ma meule !

Demain matin allumage aux aurores et c’est parti pour une belle semaine dans les bois.

2 jours intenses de travail pour remettre en ordre la faulde, l’emplacement de la meule charbonnière.

Premier jour, la terre toujours aussi argileuse s’est compactée. Les pioches ont du mal a rentrer dedans. Et petit à petit, après le désherbage, nous arrivons à former le cercle de terre tout autour. En fin d’après midi l’aire de charbonnage est totalement dégagée. La bonne équipe avec Hervé et Alain, aidé par Simon quelque temps. Entre temps le bois a été livré, 6 stères qui va falloir organiser.

Deuxième jour, nos spécialistes du nivellement sous la direction d’Alain le Millimaître peaufine la faulde. Le niveau est à la fois très haut et très horizontal. Dans le but d’alléger la terre nous rajoutons un sable grossier. Et qui fait parfaitement l’affaire pour surfacer la base de la meule, une aréna carbona !

Au millimètre qu’on vous dit !

Puis ce fut la répartition du bois en cercle. Le bois livré est de mauvaises coupes, nous avons du en rectifier un bon stère et demi…grrr ! Enfin l’équipe a amassé du bois sec qui servira pour le feu. Dernière touche, le montage de la grande tente, l’abri des soirs obscurs et de la plénitude.

Superbe travail en équipe avec Alain le Millimaître, Bruno au Grand-Coeur, Hervé le Marcheur de Rêves et Mésigue, la Dream Team Noire.

Demain montage de la charbonnière, avec accueil du public.

Nouvelle charbonnière au site de Cambous très bientôt. Pour la troisième fois je vais réaliser une cuisson en démonstration pendant la Quinzaine de l’Archéologie.

Montage de la meule le samedi 27, allumage le dimanche qui suit et cuisson toute la semaine jusqu’au 4 octobre.

Ce samedi 4 octobre, il y aura un forum dans le site néolithique avec des intervenants et des stages sur réservation. Avec en autre un stage de vannerie sauvage animé par Martine, la vannière préhistorique !

Contact : moi via ce site ou Simon 0621191115 ou cambous.slp@gmail.com

BIENVENUE !

Une belle rencontre avec un fermier qui charbonne au four métallique. Hulda et Tyrfingur ont une ferme dans le sud pas très loin de la ville de Selfoss. Ils ont développé des activités particulières avec un moulin à laine, un élevage de porcs et des volailles, le tout en bio. La ferme est principalement dans l’élevage bovin avec un gros cheptel de vaches dont beaucoup sont noires.

Et Tyrfingur est charbonnier ! Il carbonise du bois pour utiliser le charbon concassé dans son poulailler. Le charbon est un antiseptique très intéressant pour les basses cours qui sont des lieux de propagation de maladies.

Son four est dès plus simple et très costaud. Un cylindre avec une paroi de 5 mm d’épaisseur, ça résiste sans problème au feu et un couvercle cheminée. Le cylindre est percé en haut de toute part. Un fut métallique de 200 L contient le bois à carboniser. Il est posé à l’envers avec le capot découpé en bas. Le résultat est bon après trois heures de cuisson. La manipulation demande un tracteur car deux éléments du four sont très lourds.

Hulda et Tyrfingur sont venus nous voir, intéressés par notre four et curieux d’en apprendre plus sur le charbon de lupins . Nous avons partagé nos expériences de charbonniers et dégusté un excellent poulet en direct de leur ferme.

Hulda, Tyrfingur, Siggi et moi
Fermiers et charbonniers

La moulin à laine Uppspuni Mini Mill & Yarn Shop, un bon endroit pour acheter de la belle laine islandaise : https://www.uppspuni.is/

Nous voilà de retour dans la ferme de Kidda et Siggi, au sud de l’Islande. L’endroit est isolé, non loin de l’océan et sous le regard du Mýrdalsjökull, formidable calotte glaciaire qui chapeaute le terrible volcan Katla.

La ferme Þikkvabæjarklaustur.

Premier temps, déguster des côtelettes d’agneaux de la ferme cuites au barbecue. Pas n’importe quel barbecue, une première mondiale, cuisson au charbon de lupins. Viande et charbon sont made in Islande. La bière aussi, une Viking, que nous dégustons pleinement satisfait du résultat tant attendu. En effet il y a presque un an que nous avons fabriqué ces écochars locaux et que nous n’avions pas pu utiliser faute de temps pour le séchage.

Le four dans la bergerie.

7 galettes, 6 côtelettes, 4 canettes, nous avons trinqué pour cette première qui ne sera pas la dernière. Le four fonctionne a plein régime de nouveau.

Lune noire.
miam miam !

Suite bientôt !

Deux jours passés au milieu d’un vignoble du Pic-St-Loup au domaine de Lancyre pour présenter l’activité charbonnière de nos garrigues. Un pur plaisir à la fois par le site, les rencontres et l’exceptionnelle qualité de l’équipe du Château de Lancyre. Christel et Régis Valentin, les heureux propriétaires de ce vignoble, nous ont accueilli avec une bienveillance remarquable. Lancyre en liberté est un parcours de 4,5 km dans ce vignoble qui pour ces deux journées était émaillé de stands de dégustation des vins du château ainsi que des animations patrimoines et produits du terroir.

Perché au sommet de ma colline j’ai rencontré quelque trois cents personnes dans l’emplacement d’une ancienne charbonnière. Encore une fois pour beaucoup c’était une découverte de ce métier et de la carbonisation.

Chapeau l’organisation !

Un atelier d’art pariétal et faute de grotte de beaux cailloux du Crétacé ont fait l’affaire. Pas mal de visiteurs, enfants et adultes, ont crayonné au fusain comme quoi nos ancêtres préhistoriques ont encore de l’influence sur nos comportements.

A coté il y avait Floriane et Gabriel, les tenanciers sympathiques du stand, qui proposaient la dégustation de deux vins, un blanc D’ombre et lumière et un rouge Madame, deux vins superbes.

Une belle manifestation qui montre combien le vignoble et la garrigue sont intimement liés dans notre environnement. Une sorte de retour aux sources pour moi avec le souvenir de notre grande manifestation à Sainte-Croix, Lo Gabel (Taille de la vigne et patrimoine vernaculaire), il y a 25 ans, où j’ai rencontré Louis qui m’avait initié aux savoir faire des charbonniers.

Merci à toutes et tous, celles et ceux du Château de Lancyre, les nombreux bénévoles qui ont participé et un spécial merci à Chloé pour son interface amicale.

https://www.chateaulancyre-laboutique.com

10 jours au site du village néolithique de Cambous à Viols-En-Laval. Tout a commencé avec la remise en état de l’aire de charbonnage et Frédéric l’employé communal du village, qu’il soit remercié mille fois, est allé chercher de la terre. Merci aussi à Laurent Salvi, neveu de mon maitre charbonnier Louis, qui nous a fourni cette terre. Puis nous avons réceptionné le bois… est là c’était pas pareil. Des buches énormes qui l’a fallut fendre pendant deux jours, grrrr ! Merci aux aides de passage, Bernard, Antonin et un visiteur.

Simon au merlin enchanteur.

Malgré tout nous avons, Arthur, Simon et moi agencé le cercle de bois puis monté la meule. Le bois fendu a la qualité de bien se positionner sans faire de trou.

Arthur II, le bâtisseur de pyramide.

Parallèlement il y avait un chantier de réhabilitation de la toiture de la maison néolithique du site. Nous avons profité des roseaux anciens, de la sagne, pour en faire la couverture générale.

La terre, de vigne, si elle gratuite n’était pas exactement ce qu’il faut pour une charbonnière. Nous avons fortement limité son affaissement avec force bantières.

La mise en feu a bien fonctionné avec des bouts de mòches, des incuits, de l’année dernière.

La conduite du feu a été parfaite jusqu’au dernier 30 cm du bas. Le bois, fayard, frêne et chêne étant assez sec le feu s’est désaxé de la face au vent à l’arrière en fin de cuisson.

Jean mon ami charbonnier d’Ardèche est venu nous rejoindre. La pluie s’est invitée au cavage. Moins de poussière mais une terre qui colle. Cette terre argileuse a cuit formant une carapace qui explique la difficulté que nous avons eu parfois pour percer les traucs, trous, du bas.

Luc mène la danse avec des bénévoles.

Belle moisson de charbon, pas encore tout à fait éteint. 45 sacs de plus de 10 kg chacun.

Merci à l’équipe d’archéologues de la SLP. Ont activement participé à cette cuisson charbonneuse, Arthur, Luc, Simon, Valentin et Karine. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

Autre chantier, la maison néolithique en rénovation :

A la demande de la Société Languedocienne de Préhistoire, SLP, je vais réaliser une charbonnière à l’entrée du village néolithique de Cambous. Les archéologues vont étudier le déroulement du processus de carbonisation et de l’étude des charbons produits. Nous avions déjà collaboré au même endroit en mai avec un petit manque de temps de cuisson qui n’avait pas permis la carbonisation complète. Cette fois ci nous allons prendre une bonne semaine pour aller jusqu’au bout.

Vendredi 27: mise en place du site et arrivée du bois. Samedi 28 : montage de la meule charbonnière. Dimanche 29 : allumage. Puis du lundi à certainement jeudi, carbonisation et conduite du feu et extinction. Weekend du 5 et 6 octobre nous caverons et récupération du charbon.

Pendant ce dernier we il y aura la rénovation du toit de la maison néolithique et différentes conférences.

Bienvenue à toutes et tous (jour et nuits).

La construction du four est quasi terminée.

Pose du support de la cheminée. Malheureusement nous aurons le tube que samedi, bah !

Pose du tuyau gazogène, pour la récupération des gaz. Du costaud !

Ouverture du bidon de 60 L. La difficulté provient du fait que nous n’avons pas de bidon avec un couvercle clipsable comme souvent en dehors de la France. L’astuce est d’avoir découpé le fond et le dessus d’un plus petit bidon qui s’emboitent comme une boite de camembert.

C’est prêt à fonctionner, demain au beau soleil de la cote sud. Nous sommes entourés de glaciers, wouah !

Aujourd’hui la sixième éruption de Reykjanes vient de démarrer !!

Aujourd’hui c’est la storm, la tempête quoi ! Vents de plus de 100 km et grosses pluies.

Heureusement nous sommes à l’abri dans le grand garage de Siggi, sauf quand il faut sortir pour travailler.

Nettoyer au kacher sous la pluie !

Siggi à un super matériel, entre autre pour souder. Les tôles fines ne posent pas de problème. Nous improvisons en fonction des objets, là des supports sont rajoutés pour tenir l’isolant, le bidon est à l’envers sur la photo.

Voilà le premier four de confinement est quasi prêt. Demain nous verrons pour la cheminée.

Nous voilà arrivés par un grand soleil chez Kidda et Siggi, la ferme où nous allons carboniser les lupins.

La ferme qui a un nom imprononçable, Þikkvibæjarklautur, se situe sur la cote sud du pays dans un sandur, le Mýrdalssandur et plus précisément en bordure du site des pseudo-cratères de Álftavergigar. Les sandur sont de vastes étendues de remplissage par les crues de la fonte des glaciers ou par les très grandes et longues coulées de lave. Le Mýrdalsjökull, le deuxième plus grand volume de glace après le Vatnajökull chapeaute le volcan Katla qui est très redouté par ses activités génératrice de nuées ardentes. De temps en temps, comme il y a quelques semaines, des grandes coulées de boue se répandent soudainement dans ces plaines. Les 35 km qui séparent la ferme du piedmont du glacier laissent 2 h aux habitants pour s’échapper avant l’arrivée de l’eau…

Les fûts en fer de 200 L sont prêt.

Siggi est aussi garagiste, son atelier nous garantie des ressources en matériels et bricolages.

Pour l’instant un petit bric à brac attend sagement d’être utilisé. Demain doit arriver un fût de 60 L qui servira pour le four intérieur, mais ceci est un autre histoire. À suivre…

Les 14 et 15 octobre, le site néolithique de Cambous aux maisons imposantes, recevait un grand nombre d’activités orientées préhistoire.

Notre ami René, le king du feu, a comme toujours, capté l’attention des visiteurs avec son fabuleux stand des techniques du feu. Planqué dans la maison néolithique reconstituée, attention la porte est basse, il a pu démontrer toute sa science de l’allumage.

Dans la cabane il y avait aussi des étudiantes qui montraient le fonctionnement d’un métier à tisser proto-historique. Elles avaient aussi une superbe jarre dans laquelle elles réalisaient de la teinture végétale. René n’a pas pu s’empêcher de les allumer !

Martine, la vannière immortelle, présentait une superbe collection d’objets en vannerie. Des moules de poterie, en jonc, montraient comment nos ancêtres lointains utilisaient le tressage des végétaux. Des visiteurs ont travaillé certains végétaux sous la direction de Martine. Elle démontre ainsi que la vannerie très ancienne et quasi la même qu’aujourd’hui.

Pour ma part, j’ai accueilli tout au longs de ces deux journées, en compagnie de mon collègue ardéchois Jean, avec sa compagne Anne-Marie, un public continu. Beaucoup d’intérêts ont été exprimé par ces visiteurs avec une forte envie qu’on ouvre la meule.

Ce fut chose faite dans l’après midi du dimanche. L’extinction n’étant pas terminée il a fallut jouer aux pompiers avec les reprises de feu.

Il y avait dans le site un grand nombre de stands et d’animations, dont de la métallurgie. Le charbon produit par ma charbonnière Ar-Nhette servira aux expériences des archéologues dans les recherches sur le travail des métaux. Le site de la Société Languedocienne de Préhistoire : https://www.prehistoire-cambous.org/

5 jours et 4 nuits passés auprès de ma charbonnière Ar-Nahette à Cambous.

L’allumage, moment très important, a duré 3 h. Le tirage était faible, pas de vent, une douceur incroyable. Cela n’aide pas finalement, la cuisson commence mollement et le restera jusqu’à la fin. dérèglement climatique qui s’impose même là…

Puis c’est parti pour plusieurs jours. J’ai la compagnie d’Arthur, un futur égyptologue déjà confirmé, qui me donne un bon coup de main.

Les nuits sont aussi douces et parfois un peu longues. Sommeil coupé, un petit feu de bois pour seul compagnon. Les sangliers ne viennent même pas nous voir. J’aurai tant aimé avoir la visite d’un loup. Par contre la grande ourse, Jupiter et Vénus nous accompagnent avec en fond la voie lactée, un délice !

Fumées jaunes, fumées bleues, le processus se déroule. Toujours un peu poussif, on ouvre bien en bas. Manque un peu de vent. Arthur pose un hamac, ça va mieux que mal assis dans les chaises de camping. Faudra prévoir un rocking chair pour la prochaine fois.

La meule se tasse, les couronnes de trous sont de plus en plus basses. La conduite du feu parait lente, alors qu’elle demande une attention permanente.

Grâce au kit solaire de COOPDEA, nous avons une lampe électrique qui éclaire toute la nuit. Pratique et souple, il nous permet de recharger nos téléphones et lampes sur batteries.

A suivre, les journées de l’archéologie et territoires …

Nous avons, Arthur, Simon et moi, monté la meule de bois. Mais avant tout j’ai voulu mettre des branches au sol pour isoler le bois de la terre. Cette terre de la faulde est souple et les rondins de bois s’enfoncent un petit peu. Du coup la cuisson pourrai être mauvaise à cet endroit et provoquer de nombreux incuits.

Mikado géant.

L’apprentissage est dur mais passionnant. Le jeux de kapla en grandeur réelle. Le bois n’est pas optimum pour ce genre de réalisation. Trop tordu et gros, faut jouer pour équilibrer la pyramide.

Finalement nous nous en sortons pas mal.

6 m3 ou stères.

Demain paille et terre…

Aujourd’hui a était le jour des travaux les plus éreintants.

Agrandissement de la faulde. Avec un niveau et un bastain comme pour du béton.

Avé le caritou…trois pierres au centre, tradition.

Livraison de 6 stères de chênes verts, environ 4 T, voire un peu plus. C’est Cédric Lavabre de Sainte-Croix-De-Quintillargues qui les livre. La terre vient aussi de Sainte Croix. Un, mon, village charbonnier ça ne se refait pas !! Mais c’est Frédéric, employé de la commune de Viols-En-Laval, qui a fait le transport.

C’est d’ailleurs avec lui et Arthur, un jeune archéologue, que nous avons rangé le bois. Merci à vous deux !

Encore plus de terre autour, elle servira pour le recouvrement de la meule, et le bois bien rangé en rond, le charbonnier peut aller se reposer tranquille.

La charbonnière que je vais conduire à Cambous à toutes les allures du « comme avant ». Bien que cela se passe dans les journées de l’archéologie, plutôt orientées protohistoire, cette forme de charbonnière en meule correspond aux périodes antiques (à confirmer) et médiévales. Il serai intéressant d’approfondir la réflexion de toutes ces techniques de fabrication du charbon de bois et leurs différentes apparitions dans le temps. Quid des premières charbonnières, meules ou fosses ?

Un emplacement a créer, la faulde, pas d’électricité et peut être pas d’eau. Mais coté électrique j’ai la ressource de l’ONG COOPDEA avec un kit solaire (ceux expédiés en Ukraine).

Juste à coté du village néolithique.

Ce matin, débroussaillage et coupe des branches surplombantes. Puis livraison d’une terre tout venant pour mettre le sol plus ou moins à l’horizontale. La faulde doit être assez grande pour contenir la meule de bois et plate pour l’équilibre de l’ensemble. La terre est fournie par Laurent Salvi, le neveu de Louis, mon maitre charbonnier. Le transport est fait par Frédéric, employé communal de Viols-En-Laval.

La faulde made in Martial est prête !

Frédéric a aussi coupé les enchantillons (petits rondins de bois) avec sa machine à ruban. Un bon point car c’est une des coupes les plus longues à faire.

Demain livraison du bois et terre de recouvrement.

Frédéric à la manœuvre.
Faulde en kit.

C’est où, c’est là :

Si le ciel nous tombe pas sur la tête (citation historique !!), j’aurai l’occasion de réaliser une charbonnière sur le site du village préhistorique de Cambous du 6 au 15 octobre.

Cette cuisson s’inscrit dans le cadre des journées « Archéologie et Patrimoine » qui auront lieu les 13, 14 et 15 octobre. Avec de très nombreuses animations et expositions dans les communes de Viols-En-Laval et Viols-Le-Fort.

En attendant d’avoir le programme détaillé, voici celui de Cambous :

Manque les ateliers vannerie et techniques du feu, Martine et René.

Ces journées sont réalisées par diverses associations et institutions et pour ma part je collabore avec la Société Languedocienne de Préhistoire https://www.prehistoire-cambous.org/

Cambous, un village néolithique exceptionnel avec la reconstitution d’une maison de cette période.

Ouf, nous avons l’autorisation de faire du feu malgré la sécheresse. Aux outils charbonnier et apprentis charbonniers !! Niveler le site, entreposer les 6 m3 de bois et les 2 m3 de terre, il nous faut aussi trouver 100 m de tuyau pour avoir un point d’eau. De la paille, préparer du bois sec d’allumage et d’entretien, des enchantillons (haha ??), des pelles, des râteaux, des seaux et tout un bazar utile et nécessaire. La boisson, les chapeaux, des sièges, un tente abris, deux éléphants et un rond de serviette…

Début des opérations d’aménagement, la semaine prochaine après le 1 mai (manif d’abord).

Cambous est un un site archéologique, proche du village de Viols-En-Laval dans l’Héraut. Ce site est remarquable par son village néolithique, avec des fonds de cabanes bien conservées. Une maison de cette époque a été reconstitué, avec un toit en chaume, qui sont des roseaux de sagnes.

Le lieux sert pour des expérimentations archéologiques en plus de son caractère touristique et patrimonial.

Au mois de mai, du 6 au 13/14, je conduirai une charbonnière d’environ 6 stères. Nous seront toute une équipe, des archéologues, étudiant-es et bénévoles. Le 13 sera la journée Faites de la préhistoire, avec des animations, dont René et ses techniques du feu et Martine la vannière sauvage.

Plus d’informations : https://www.prehistoire-cambous.org/evenements/

Lors de la semaine passée chez Jean, j’ai réalisé une nouvelle cuisson en fosse. En Hollande nous avions expérimenté trois différentes formes de fosses. J’avais déjà réalisé deux cuissons les années précédentes chez Jean, avec des creusements en ligne. Il me fallait compléter mon apprentissage en réussissant une cuisson dans une fosse concave. Cette forme est certainement la plus commune dans les fouilles de l’antiquité et du moyen-âge. Le fait d’avoir creusé a permis de garder une trace de cette activité que l’on a pas ou peu des meules.

La limite de creusement dans le terrain de Jean est une profondeur d’environ 60 cm. Difficile d’aller plus bas, une strate compacte de calcaire ne le permet pas.

Le diamètre de l’ouverture, à la surface du sol, est d’environ 1,80 m. J’ai creusé une belle parabole jusqu’à la strate, sous une chaleur accablante.

Mon idée était de pratiquer la technique d’une mèche centrale, du bois sec en colonne, complétée par un parterre du même bois sec. Le remplissage se faisant avec du bois coupé quelques mois avant, donc relativement vert.

La mise en place des bûches demande un certain savoir faire que nous avons perfectionné au fur et à mesure. Martine a adoré ce puzzle. La coupe des buchettes prends énormément de temps.

L’option prise a été de mettre les buchettes en rond par rapport à la mèche.

Après avoir recouvert partiellement, et en rond la surface avec des ramilles écrasées et de la terre, j’ai lancé l’allumage par le centre. Le feu a bien pris puis descendu dans la masse comme espéré.

Ensuite, il a suffit de diriger le feu vers l’extérieur. En 24 h c’était suffisant comme cuisson. J’ai recouvert l’ensemble de terre pour étouffer sans problème.

Nous avions incorporer des poteries dans le centre, à la demande d’une potière, pour réaliser un enfumage. Le résultat est satisfaisant, surtout que j’ai pris des précautions pour ne pas les briser pendant la cuisson.

Le cavage est rapide. Seule les bûches au contact du sol ne sont pas carbonisées correctement.

La prochaine fois, je dois trouver comment réduire les imbrulés au sol.

Avec les scolaires qui dessinent au fusain, nous ne sommes pas loin de la grotte Chauvet.