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Le président de l’association COOPDEA, Raymond Kamano, a donné une interview au média guinéen GUINEEMAIl, sur le projet ECOCHAR. La transformation des déchets végétaux issus de la collecte des ordures est l’une des priorités de ce projet. Bravo à tous celles et ceux qui s’activent pour porter le projet de COOPDEA.

L’article en entier ici: Guinéemail

 

La forêt en Bretagne est souvent synonyme de contes et d’enchanteurs. Celle de Brocielande, abrite le tombeau de Merlin et la source de jouvence. Pas très loin au village de Paimpont, on peut visiter l’écomusée des anciennes forges. Et qui dit métallurgie, pense charbon de bois. La mémoire des charbonniers y est très présente.

Non loin du golfe du Morbihan, il y a dans une autre forêt près d’un gros village, au nom amusant pour les sudistes que nous sommes, Inzinzac-Lochrist, un parcours sensoriel. C’est à dire un sentier aménagé pour les handicapés. La forêt de Trémelin abrite ce parcours qui est combiné avec un sentier pédestre plus long. Et ho magie (blanche ou noire), le nom de ce sentier est: parcours sensoriel de la charbonnière.

 

 

Nous sommes partis à sa découverte. Le chemin est aménagé pour les fauteuils roulants avec des placettes, de temps en temps, pour s’arrêter. Quelques interprétations sont proposées. Puis à moitié de la longueur du chemin, nous avons rencontré la charbonnière. Une meule en coupe, avec le bois sur deux étages et le tout recouvert de terre. De la même dimension que nos meules de garrigue ce qui est un peu étonnant car la forêt est plus dense. Un différence, l’axe central est monté en triangle au lieu du carré. Cette meule demanderai d’être remise en état, elle est un peu abandonnée à son sort.

Faute de temps nous n’avons pas pu faire le sentier pédestre qui part du même endroit. Le panneau est prometteur avec l’indication de plates-formes charbonnières. Une prochaine fois!

Merci au aménageurs de ce parcours, de rendre possible l’accès pour tous, aux charbonnières. Une initiative a développer chez nous.

Informations: balades/parcours-sensoriel-de-la-charbonniere-inzinzac-lochrist

L’autre balade, a faire:

 

Charb, dessinateur et rédacteur en chef de Charlie Hebdo, assassiné en 2015, s’appelait Stéphane Charbonnier. L’auteur des irrévérencieux  Maurice et Patapon avait donc un nom qui est assez répandu en France.

 

D’après le site « nom-famille.com » , il existe 12 194 personnes qui ont ce nom de famille. Ce qui le place à la 391ème place dans l’ensemble des noms français.

Le département où il y en a le plus est le 42, la Loire.

Si l’on rajoute le nom de Carbonnier, cela donne 1779 de plus.

Personnellement je ne m’appelle pas Charbonnier, mais Acquarone. Mon ascendance pré-italiennne aurait pu me donner un Carbonari…

Charbonnier,un nom directement lié à l’activité charbonnière, un bel encrage dans notre territoire.

Répartition des personnes au nom de Charbonnier (in www.nom-famille.com)

Les guerres liées au pétrole et en règle générale à l’énergie et à son accès (ou son profit) sont omniprésentes. Le charbon de bois, l’une des plus anciennes énergies que l’humanité exploite, a génèré aussi des tensions.

Dans les pays où l’utilisation du charbon de bois est très présente, rappel 60% de la population mondiale cuisine au charbon, la maitrise du commerce de ce charbon est parfois source de problèmes. En Afrique, un article du « Monde », fait état d’un trafic illégal sur la production et la vente du charbon dans la République Démocratique du Congo. Article du Monde payant: charbon rdc.

Charbonniers Afrique  (Éthiopie)

Plus près de nous mais dans des temps plus anciens, nos charbonniers, en toute légalité, se sont retrouvés dans un conflit très dur avec les paysans. J’ai souvent entendu dire que bergers et charbonniers sont les pires ennemis. L’explication la plus simple est que les moutons mangent la repousse des taillis d’arbres et empêchent son développement. Pas d’arbres, pas de bois, pas de charbon. Et si il y a interdiction de paissance, les bêtes n’ont pas assez d’espaces où trouver à manger. Sylva vs patus. L’histoire nous donne un version un peu plus élaborée.

Les trois zones, ager, patus et sylva, c’est à dire la répartition des champs, du parcours et de la forêt sur un même territoire, ont varié dans l’histoire au gré des activités agricoles, de la surpopulation ou désertification rurale et bien sur du contexte de sécurité ou pas.

A la Révolution, les droits seigneuriaux, qui donnaient la main mise aux puissants sur le bois, sont abolis.  Le ramassage du bois mort, la glandée et bien d’autres ressources forestières à usages domestiques, comme les champignons ou les châtaignes, étaient très importants dans le monde rural. Les coupes de bois et la fabrication du charbon se libéralise sans guère de contrôles. Les autorités essayaient tant bien que mal de cadrer ces activités. Pour limiter l’inflation des prix du charbon de bois et préserver les ressources, il était organisé dans notre région languedocienne, une attribution par ville des secteurs de production. Les nouveaux riches se sont accaparés les terrains de la noblesse, passés en biens nationaux et revendus. Sous le premier empire, Napoléon a mis les forêts sous tutelle des ministères d’État et non plus sous gouvernance locale. Les relations administratives entre les citoyens et les élus du terrain sur les questions forestières sont rompues.

La déforestation est massive, les collines et les montagnes perdent une grande partie de leur couvert forestier. Cette déforestation va être en partie due par le développement des forges à martinet, grandes consommatrices de charbon. Dans les années 1820, l’industrie métallurgiques a un fort besoin de charbon, que les mines ne peuvent pas alimenter faute de moyens de transport. Aussi les industriels vont mettre en place dans les forêts de lourdes équipes de charbonniers. Ceux ci coupent et carbonisent, c’est leur métier.

Parallèlement l’État, sous Charles X, crée le code forestier. Ce code va fortement limité la liberté et les usages liés à la forêt. Les animaux sont interdits de paitre et les contrevenants, berger ou éleveurs, lourdement sanctionnés. Les gardes forestiers se retrouvent face à des paysans mécontents. Malgré ou à cause de la présence des gendarmes et de la troupe, cela va s’envenimer avec des arrestations, emprisonnements et parfois des morts. Cette « révolte » est particulièrement vrai en Ariège, où sont les grandes forges. Ce mouvement de révolte occitane est (peu) connu comme « La Guerre des Demoiselles ».

Ce curieux nom provient du fait que les paysans se déguisaient avec des châles et habits de femmes tout en se noircissant la figure pour ne pas être reconnus.

Dans cette période difficile et dans l’été 1829, les charbonniers ont subit les foudres paysannes. Considérés comme collaborateurs, ils ont été chassé, leurs cabanes brulées et ont même été menacé par des tirs au fusils. En 1830, une trentaine de charbonniers dans la forêt domaniale de Saint-lary, près de St-Girons, sont expulsés et certains blessés.

Le conflit va s’arrêter de lui-même faute de combattants. La campagne se désertifie tout simplement. Les charbonniers vont revenir dans nos forêts pour un siècle de plus. Un peu plus tard les forges, qui se modernisent, et la métallurgie vont s’alimenter en charbon de terre plus facilement quand le réseau du transport par train se met en place.

La Guerre des Demoiselles: ici

L’ONG Guinéenne AJPE porte un projet dans la capitale de la Guinée, à Conakry. Elle agit en collaboration avec l’ONG COOPDEA, pour la valorisation des déchets. En effet le ramassage des ordures et leur traitement demandent a être optimisé. Il faut pour cela, en amont, éduquer la population citadine au recyclage. Une belle prise de conscience d’écologie appliquée comme il y en a de plus en plus en Afrique.

Pour étayer leur projet, les membres de cette ONG, veulent démontrer aux habitants et aux autorités, la pertinence du recyclage, dans un but premier d’amélioration sanitaire en carbonisant les déchets végétaux. Les ordures sont triées aux poubelles puis sélectionnées pour garder celles utilisables. Elles sont ensuite séchées puis carbonisées au four.  Là aussi la poussière de charbon est agglomérée sous formes de petits cylindres pour être revendue.

Un jolie projet urbain en direction de la forêt et qui va en même temps aider à lutter contre la déforestation. Comme tous les projets COOPDEA, à soutenir.

Ah le Musée des arts et métiers de Paris est un des lieux à ne surtout pas rater dans la capitale. Ça fait pas très branché et c’est pourtant formidable. Qui n’a pas vu « Eole », l’avion chauve souris de Clément Ader, se doit d’aller admirer cette machine extravagante.

Ce musée recèle tout un ensemble d’inventions, qui laissent pantois devant l’ingéniosité humaine.  Dans tout ce monde de l’intelligence, des grandes et utiles machines, du pendule de Foucault, du mètre étalon, il y a bien sur un objet qui a attiré mon attention, un minot.

Un minot, c’est une ancienne mesure de capacité de matières sèches. C’est à dire un étalon pour déterminer un volume fixe. Concrètement un petit fut, qui à Paris était d’un pied cube, soit 34,3 dm³. Le minot de Paris, exposé au musée, est dit de charbon de bois.

Un minot est la moitié d’une « mine ». Ce qui donne en mesures anciennes à Paris: le muid de charbon de bois valait 4,1 m3, avec 20 mines par muid, 2 minots par mine, 8 boisseaux par minot. Soit 40 minots par muid.

A Toulouse, le muid était aussi de 4,16 hectolitre, mais le minot seulement de 2 boisseaux. Le boisseau étant la mesure de base, utilisé aussi pour le sel, le blé et autres denrées sèches.

Donc le charbon de bois n’était pas vendu au poids mais au volume. Formule que l’on retrouve dans l’économie du bois où tout se négocie en volume comme le stère par exemple.

Minot pour le charbon, 1671

 

Musée des arts et métiers

Le Père Noël a apporté un petit objet assez particulier. Venu du Japon, ce pays où la tradition est fondamentale, où le travail du charbon de bois est toujours important et où la carbonisation est poussée aux extrêmes.

Les charbonniers de la région de Kishu, zone montagneuse pas très loin de Kyoto, poussent leurs cuissons à plus de 1000°. Le processus est en plusieurs étapes. Au final le charbon est libéré de ses poussières et devient actif. Beaucoup d’autres qualités se dégagent de ce fabuleux charbon qui a entre autre la particularité d’être « blanc » en surface. Sa dureté exceptionnelle permet aussi d’en tirer des bijoux ou des objets variés. Ce n’est pas du diamant, quoique en diamant noir, il préfigure ce cristal, son nom Binchotan.

Dans tous ces objets, l’un m’a conquis, la brosse à dent au Binchotan. Les poils sont enduits de ce charbon actif.

Des dents blanches avec une brosse noire.

Une adresse pour en acheter, il en existe d’autres, à chacun son choix. http://horace.co/fr/dents/horace-binchotan-toothbrush

Les galettes de charbon végétal reconstituées ont un nom de code: écochar. Ce procédé qui consiste a agglomérer de la poudre de restes de végétaux carbonisé (feuilles, brindilles et autres laissés de coupes) donne des galettes ou briquettes de charbon.

 

Avec l’ONG COOPDEA, je travaille comme conseiller technique pour la réalisation de ces galettes. J’ai déjà mis en ligne un article sur ce sujet (https://www.altimara.eu/blog/?p=1913).

C’est en Guinée Conakry, dans la région Est, et principalement vers la ville de Macenta, qu’un groupe de personnes motivées s’emploie à mettre au point cette technique.

Une autre ONG de Conakry participe également à ce projet. La demande est basée sur le recyclage des ordures. Dans cette grande ville se seront principalement des déchets végétaux soit domestiques soit issus des marchés qui seront transformés en écochar.

La Guinée est notre principal lieu d’intérêt mais aujourd’hui nous avons aussi un début de développement au Togo.

Plus anecdotique mais très excitant, est le projet écochar en Islande avec les lupins.

A suivre dans un prochain article : le pourquoi de cette action … En attendant nous avons de bons et beaux résultats. Félicitations à l’équipe locale.

titre-noirAnimation avec le groupe de la section patrimoine du foyer rural Les Quintillades.

Dans la continuité de notre expérience de vouloir faire une cuisson de calcaire dans un four à chaux ramier, nous avons organisé une journée de rencontre avec d’autres passionnés, des membres du Collectif des Garrigues.

Après la visite de l’écosite des charbonnières de Sainte-Croix-de-Quintillargues, dans lequel il y a plusieurs fours, nous avons construit en grande partie le four expérimental.

Nos amis des associations de pierres sèches de Nages et du Menhir, associés à d’autres personnes et nous même, ont rapidement monté la voute en encorbellement. Cette voute servira de foyer à feu pour la calcination. Des pierres « roulantes », c’est à dire issu de pierrier, ont été déposé dessus et tout autour, pour faire la charge à transformer en chaux vive. img_20161210_152418970_hdr

Prochaine étape, remonter un peu plus le mur de confinement et finir de monter la charge de pierres.

Un projet collaboratif à partager au maximum.

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Étonnant architecte que celui des derniers rois de l’ancien régime, Claude-Nicolas Ledoux, innovateur et utopiste dans ces projets de construction. La Saline Royale de Chaux (Saline royale d’Arc-et-Senans, 1774-1779), est un formidable complexe de traitement de l’eau salée naturelle pour en recueillir le sel si précieux dans les temps anciens. C’est bien sur dans la forêt de Chaux (cf. article précédent) que ce trouve cette saline. Le bois de cette grande forêt a servi à alimenter les foyers pour cuire les immenses chaudrons dans lesquels la saumure s’évaporait. Cet homme, qui a imaginé et construit d’innombrables bâtiments, n’a finalement laissé que peu de traces car beaucoup de ces réalisations ont été démontées ou détruites.

Par contre, après la chute de l’ancien régime, il a rédigé un formidable ouvrage avec plein de plans de bâtiments. Et parmi ceux ci deux ont attiré particulièrement mon attention…

Tout d’abord « l’atelier des charbonniers », une sorte de pyramide ou de cheminée immense. La forme du bâtiment rappelle celle de la meule de bois a carboniser. Une belle allégorie.

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Un bâtiment tout à fait extraordinaire, la cabane des charbonniers, qui s’est transformée avec un grand luxe. D’ailleurs il l’appelle  « logement des charbonniers ». J’en rêve!!! passer les colonnes comme un tribun romain…tout noir de charbon.

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Claude-Nicolas LEDOUX, l’architecte

Photos des maquettes présentées au musée de la Saline d’Arc-et-Senans, à voir c’est étonnant.

 

 

Pourquoi les titres de ces articles sont : « Les bons cousins »? La grande forêt de Chaux, dans la partie sud ouest plate du Jura, résonne de cette idée que le bois abrite des personnes cachées. La forêt a toujours inquiété la bonne société. Elle est le lieu où l’on se perd, elle est le refuge des sorcières, l’abri des brigands. Cette sylve redoutée abritait un personnage très intrigant, le charbonnier. Homme tout noir de saleté, parlant un patois incompréhensible et un peu magicien en transformant le bois en charbon. Méfiance, le charbonnier est fier et rustre. Il est maitre chez lui. Il se raconte qu’un roi, assis dans le siège du maître Charbonnier, en avait été obligé de rendre sa place.  Comme toute corporation, les charbonniers ont leurs codes. Ils sont tellement secrets que l’on dit que les Francs maçons vont s’en inspirer. Ces boscatiers sont libertaires, loin des contraintes et si la foi est très forte dans certaines périodes, le clergé d’église n’a pas toujours été bien vu.

Trace de Bons Cousins

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Les hommes des bois vont créer leur propre groupe, se réunissant dans une clairière isolée, avec une règle bien déterminée. C’est dans la forêt de Chaux que « la Confrérie Des Bons Cousins Charbonniers » a été crées. Née d’une idée d’entraide entre charbonniers, ces réunions vont être le siège d’une société un peu plus secrète. Ils se réunissent en cœur de forêt pour essayer d’améliorer le monde. Repris par des hommes de conviction, plus politiques, les Carbonari, en Italie, ont supporté Garibaldi lors de son accession au pouvoir. La répression s’abattra sur ces hommes et certains seront emprisonnés.

La forêt de Chaux a gardé cette présence au travers d’un groupe de « charbonniers » qui ont renouvelé cette Confrérie Des Bons Cousins Charbonniers.

L’association Carbone 14, liée au lieu « Les Cabanes 14 » dans cette forêt, organise des manifestations tous les ans, en été, avec des cuissons de charbonnières.

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Un superbe lieu, avec des cabanes dignes des contes forestiers, et avec du matériel comme les fours en exposition, un endroit a visiter. Foret de chaux

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A visiter à proximité « La Saline royale de Chaux » ou Saline royale d’Arcs-et-Senan, Saline

Visite en Corrèze, sur les hauteurs de la rivière Dordogne. Beaucoup de bois et de grands arbres, avec de remarquables noyers américains (Juglans nigra) aux noix énormes, véritables boules de noël. Mais aussi de nombreux châtaigniers, et comme c’est la saison, nous avons ramassé les châtaignes. Puis patiemment, épluchage des coques pour concocter de la bonne crème de marrons. Très vite un gros tas d’épluchures c’est entassé sur la table. A cela était mélangé des peaux d’ails, car Martine a fait des conserves de légumes fermentés, en même temps. Nos amis utilisent une cuisinière à bois pour se chauffer et cuisiner. Devant ce gros tas de restes végétaux, j’ai mis le tout dans une boite métallique et hop dans le fourneau pendant 30 mn. Résultat un très beau charbon végétal. Que j’ai aggloméré dans un moule.

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Le fer à braise est tout en cuivre

Un type d’écochar (briquette de charbon), châtaigne/ail,  100% développement durable car je me suis servi du chauffage de la maison sans utiliser d’autres énergies.

Je n’ai pas vu de loge charbonnière dans ces bois. D’après certains anciens, il y aurai des restes de four en fer. Dans les temps passés, les gabares (bateaux à fonds plats) étaient chargées de charbon de bois et partaient d’Argentat en direction de la Garonne et Bordeaux.

Balade en forêt de Chaux dans le Jura.

Près de la ville de Dôle, un peu au Sud, s’étend à perte de vue une immense forêt, très dense avec de grands arbres, des chênes filiformes. C’est de toute beauté, et dans cet écrin de verdure, un ou plutôt des lieux de charbonniers et de « charbonneries ».

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À partir du village La-Vieille-Loye, on entre dans ce couvert végétal, aux superbes couleurs d’automne à cette époque. Là il y a un ensemble de vieilles maisons, au nom très imagé de « Baraques 14 ». 4 maisons sont alignées avec deux cabanes de fours à pain et un rucher. Parmi ces maisons l’une m’a spécialement attiré, celle du charbonnier. Une vraie maison dite baraque du charbonnier. De couleur jaune paille, elle inspire un certain romantisme. Comparée à nos cabanes en pierres sèches, elle semble plus luxueuse, douce illusion car le travail était aussi pénible. Un panneau indique qu’elle date du XVII ème et que son toit est fait de planches de chênes, des bardeaux. La construction des murs est en bois et en terre dite en mottes et à enroulement. Une technique reprise aujourd’hui en éco-construction.

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Un jardin potager ou de « simples » est juste à coté. Tout ceci semble idyllique, reste à voir sur la réalité des vécus locaux. En tout cas un bel endroit, où sont des installations artistiques intégrées à la forêt, un lieu a visiter et nous verrons par la suite que la richesse charbonnière est incroyable dans ce coin du Jura. A suivre…

Le four à pain

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sigle noirLa section patrimoine du foyer rural Les Quintillades a repris ses activités. Cette année nous continuons notre recherche et valorisation des fours à chaux des garrigues. Ces fours à chaux sont tout au long du parcours du Sentier des Charbonnières de l’écosite de Sainte-Croix-De-Qintillargues. Il y a deux fours anciens qui sont présentés, un four un peu à l’extérieur du chemin et un four que nous construisons. L’objet de cette construction est de pratiquer une cuisson expérimentale pour retrouver les gestes des anciens. Ce sont des fours ramiers, c’est à dire que l’on utilisait de la ramille (fagot de branches) pour avoir les 900° degrés nécessaires. La calcination du calcaire ne se produit qu’à partir de cette température qu’il faut garder jour et nuit, sans arrêt. Un dur labeur avec une approche difficile de la gueule du foyer, à cause de la t°, et la quantité astronomique de fagots qu’il faut pour aller jusqu’au bout. Ce type de four n’a plus été utilisé depuis la moitié du 19ème siècle car ils ont été remplacé par des four bâtis beaucoup plus productifs. Nos anciens avaient des gestes qui se sont perdus malgré les nombreuses publications qui parlent technique de la pierre mais pas des hommes, les chaufourniers.

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Nous avons donc œuvré à la remise en état du chemin des charbonniers. Celui ci parcourt la colline où se situ l’écosite et en fait quasiment le tour avec de multiples branches. Souvent appareillé avec de beaux murs de soutènements, ils sont les vestiges les moins perçus comme tel car on les suit sans se rendre compte du travail accompli à l’époque.

Aujourd’hui certains de ces chemins servent de parcours pour la randonnée du sentier des charbonnière. Depuis que nous les avons re-ouvert, l’érosion a fait son travail de sape, souvent bien aidé par les sangliers.

Ces chemins ont vu passé des mulets, des charrettes et des gros 4×4 genre Dodge recyclés de l’armée, pour le transport des sacs de charbon. Les Dodges eux ont servi à la fin de l’activité pour descendre le bois coupé par les bouscatiers, au village où les charbonnières étaient cuites.

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Photos extraites de l’excellent livre de Danielle Musset: « De mémoire de charbonniers« , Alpes de Lumière.

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Dans le post (article) « https://www.altimara.eu/blog/?p=1209 », j’ai présenté le village Charbonnières dont les heureux habitants se nomment Charbonnier (ière).

Il y a en France plusieurs villages portant ce nom:

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Charbonnières, est un petit village français, situé dans le département d’Eure-et-Loir et la région du Centre-Val de Loire. Ses habitants sont appelés les Charbonniers et les Charbonnières.

Charbonnières, est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Leunais et les Leunaises ++

Charbonnières-les-Varennes est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d’Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l’aire urbaine de Clermont-Ferrand et du parc naturel régional des volcans d’Auvergne. Ses habitants sont appelés les Coupaux. ++

Charbonnières-les-Vieilles est une commune française, située dans le canton de Manzat, dans le département du Puy-de-Dôme en région d’Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l’aire urbaine de Clermont-Ferrand. ++

Charbonnières-les-Bains est une commune française située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Charbonnois, Charbonnoise. ++

Charbonnières-les-Sapins est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. ++

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Charbonnier-les-Mines est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. On parle là de mines à charbon, donc de mineurs et pas de charbonniers. gentilé: Charbonniercapture-decran-2016-10-15-a-13-11-38

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Les plaques des villages sont extrait du site: http://www.communesdefrance.eu/index.html

Une manifestation fort sympathique dans les bois de la montagne noire. C’est dans une scierie, celle d’Arno, que la fête a eu lieu. Une pluie diluvienne avait détrempée la terre argileuse et heureusement tous les artisans avait un bon abris dans le hangar. Sauf moi, charbonnière oblige. faire du feu dans une scierie, c’est jouer …avec le feu. Du coup l’ambiance a été au top, dans la journée, animations avec les artisans du bois et assimilés (de belles réalisations) et le soir musique et spectacles sous chapiteau.

J’ai monté une toute petite meule avec du châtaignier très sec. Elle a fumé comme une grande, grandes volutes de fumée blanche qui a bien enfumé tout le monde. J’adore!

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Cette petite charbonnière, au doux nom de « Bosquette »,  a très bien fonctionné. Cuisson rapide because bois sec. C’est la deuxième fois que je conduit une meule de bois sec. La première était en Suisse avec du hêtre. Les buches sèches cuisent plus rapidement. Le charbon est très léger.

Puis nous avons réalisé des cuissons au four. J’ai ramassé des herbes vertes et sèches le long des chemins. Le four donne un charbon exceptionnel en carbone, un haut taux de pourcentage. La preuve est une buche mise à l’intérieure des herbes et qui est ressortie parfaitement carbonisée.

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Martine s’est employée a confectionner les briquettes de charbon reconstitué. Nous avons utilisé un nouveau tube-moule de diamètre 50 mm. Ce procédé donne des galettes d’un bon standard.

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Les contacts ont été nombreux. Tout le monde est admiratif du résultat qui semble improbable au départ. Nous projetons pour l’année prochaine un rendez vous avec une grande meule et beaucoup d’animations autour._mar1450

Merci à Benjamin, Arno, Marie Claire et Véronique, les piliers de l’association pour cette belle fête.

LA FÊTE DU BOIS

Les 16, 17 et 18 septembre, je serai à la fête de la foret organisée par l’association « La route du bois ». Ce sera un long week-end d’animations sur le thème du bois.

J’y serai, avec Martine, ma compagne vannière, pour une cuisson d’une petite meule. Il y aura aussi une cuisson de biochar au four et présentation du projet « charbon artic », le charbon végétal de lupins.

Rendez-vous à Ferrals-Les-Montagnes, dans les montagnes, entre Carcassonne et Narbonne, au nord. Lieu de la fête

PROGRAMME

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Le sel noir fait recette en Islande.

Le sel islandais est issu de l’océan Atlantique, par traitement géothermique, c’est à dire par évaporation forcée de l’eau de mer au contact de la chaleur de l’eau chaude naturelle.

Le sel noir est inspiré du fameux sel d’Hawaï. Un sel mélangé de charbon actif, d’où la couleur noire.

Si le sel vient de l’océan, je ne sais pas encore d’où vient le charbon.

« Lava salt », « Volcano salt », le caractère volcanique sert d’argument de promotion. Aucun des deux éléments n’a d’origine volcanique.

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Les milliers voir millions d’hectares de lupins en Islande, peuvent devenir une grande source d’énergie.

Matériel de base de la grande entreprise IS-KOLAGERÐ. Faudra peut être investir….IMG_20160728_173134299_HDRLes premières briquettes de charbon végétal à partir de lupins sont réalisées.

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La recette est toujours la même, du charbon de lupins pilé mélangé à de la farine (hviti en islandais).

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De la haute technologie. C’est avec une boite de conserve de sauce aux champignons, sans la sauce évidemment, que j’ai moulé les briquettes. Elles sont peu compactes car le poinçon avec lequel j’écrase la mixture laisse passer trop charbon sur les cotés. Malgré tout elles sont assez denses pour remplir leur fonction de charbon de bois expérimental.

Ís 1 og Ís 2, les deux premières briquettes estampillées made in Iceland.

Du BIO, Organic Product

IMG_20160728_180036139_HDRAlors les lupins, vous allez pas envahir l’Islande aussi facilement !

I made charcoal with flowers Lupin in Iceland. There are so many Lupins in Iceland and they are a menace for endemic plants. To do charcoal with them could be a solution to stop the invasion and create a new icelandic energy. I will do it.

C’est dans le sud, sur la plage du beau lagon glaciaire de Jökulsárlón, que j’ai vu un bois flotté au milieu des petits « icebergs ». Cette partie de l’Islande est léchée par le Gulf Stream qui réchauffe l’ensemble des cotes. Les bois flottés sont plutôt d’origine du golfe du Mexique. A contrario du coté nord où les bois, entrainés par le courant froid,  viennent de Sibérie. Bois exotique ou ordinaire, ce bois des mers a trouvé sa place entre noir et blanc, entre sable volcanique et glaces.

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L’association SGMB propose une journée d’animations fort intéressante. Le 24 juillet, à l’espace fours à chaux de la commune de St Villard de Pancrace dans le Briançonnais, ce sera l’occasion de découvrir comment fabriquer des cordes en chanvre et bien d’autres savoir faire.

L’association maitrise la cuisson des fours à chaux et présente cette année une expérience inspirée des îles lointaines en utilisant des coquilles d’huitres.

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Village deVillard St Pancrace

Premier essais.

Dans trois contenants, des boites de conserves, j’ai mis du lupin soit sec soit coupé vert ou des fleurs.

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Après cuisson les plantes sont bien carbonisées.

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Il me faut continuer à produire plus de charbon pour pouvoir faire des briquettes.

les lupins en Islande occupent des étendues immenses et aussi beaucoup de bords de chemins. C’est la variété lupin d’Alaska, Lupinus nootkatensis, qui a été acclimaté au pays. Ces plantes servent a restaurer les sols dégradés et les vastes zones désertiques pour maintenir les sols légers. Plantés aux tracteurs dans certains endroits, ils sont visibles à perte de vues, comme au nord du lac Myvatn. Une mer bleue qui reviendra verte puis marron à l’automne. Il semble qu’au bout de 35 ans et plus les plantes dégénèrent. L’inconvénient majeur est l’invasion de parcelles avec de la flore endémique que les lupins éradiquent. Ces plantes n’ont pas d’autre utilité comme d’autres espèces de lupins qui sont cultivés ailleurs. La graine de lupin est riche en protéine et d’autres éléments. Le lobby du soja américain a fortement limité sont implantation en Europe au bénéfice de son soja.

Un producteur de lupin en France près de Rennes: Terrana

Les lupins dans le Monde: lupin

Nouvelle saison en Islande.

Deux projets, l’un « comment utiliser les immenses champs de lupins d’Alaska » pour fabriquer des briquettes de charbon végétal. Une idée un peu folle que ce beau pays est capable d’accueillir.

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Et l’autre est la suite de la recherche des bois de mer, qui m’ont servi il y a trois ans pour réaliser une cuisson de charbonnière (cf Fresh Winds charbonnière Islande). Curieux bois qui proviennent essentiellement de Sibérie et qui se retrouvent plantés à l’envers. En voici un qui est échoué sur une plage de l’océan arctique.

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12039617_473223816213736_6462458700753161519_nIl existe tout un tas de techniques pour fabriquer des « briquettes » ou « galets » de charbon de bois à partir de poudre de charbon.

Il faut avoir un stock de charbon végétal assez conséquent pour produire, à l’échelle artisanale, une quantité suffisante qui soit rentable.

La matière première, celle qu’il faut carboniser, est importante en Afrique tropicale. J’ai vu dans une vidéo internet, l’histoire poignante d’enfants qui ramassent la poussière de charbon tombée des sacs dans les marchés. Ils vendent ces poussières aux fabricants de galettes. Hormis le fait que cette histoire est pathétique pour les enfants, elle montre que la perte de charbon est assez importante pour en permettre un usage. Cela rappelle que la déforestation se retrouve dans toute la chaine d’exploitation, même dans les infimes poussières perdues, car si dans ce cas elle est ramassée ce n’est pas le cas de partout (et les enfants doivent avoir une autre vie que celle là). Donc plus la perte est importante et plus il faut produire en amont pour compenser.

Un autre élément est la qualité qui peut être très moyenne des charbons de bois produit à partir d’arbres. Si la cuisson n’est pas assez complète, le taux de carbone va se limiter de 70 à 75 %. Le bois carbonisé ressemble à du charbon de bois mais il reste au pire 30% de bois. Ce pseudo charbon s’enflamme facilement ce qui facilite la vie des cuisinières. Malheureusement les résidus d’hydrocarbures trop importants vont contaminés la nourriture et produire beaucoup de fumées. La puissance calorifique est moindre et la tenue dans le temps bien plus courte. Pour les forgerons c’est aussi un handicap.

Si des charbonniers fabriquent du charbon avec ces temps de cuissons courts, au delà d’un manque d’expérience, c’est pour produire plus rapidement des grandes quantités. Aussi ils sont un facteur de destructions des forêts car ils ont besoin de plus de bois qu’il ne faudrait pour obtenir la même puissance calorifique qu’avec un charbon, à 85% ou +, de carbone, plus performant.

Le charbon végétal est une réponse à cette perte car il se « nourrit » de restes perdus et si il est fabriqué dans les normes, avec récupération des gaz donc avec un excellent taux carbone, il peut compenser les coupes de bois inutiles. De plus les galettes produisent moins de poussières du fait de leurs agglomérats.

ONG:COOPEDA

Les galettes finies

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Des outils simples, le « Galetteur »

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12039617_473223816213736_6462458700753161519_nSuite à sa mission avec la Croix Rouge à Macenta, en Guinée Conakry, pour la terrible épidémie d’Ebola, mon fils Antonin a gardé des contacts positifs avec des acteurs de terrain guinéens. Regroupés dans l’association (ou ONG) COOPEDA, ils développent des programmes d’autonomie énergétique, dans le solaire principalement.

Le charbon de bois étant l’une des ressources d’énergie domestique majeure en Afrique, COOPEDA,  structure luttant par définition pour un mieux vivre, s’y intéresse. Comment implanter un mode d’action simple, efficace et valable pour la production de charbon en complément de ce qui se fait déjà? L’objectif est d’améliorer le quotidien de chacun avec des moyens locaux tout en créant des solutions favorables à une gestion équilibrée de la nature environnante. La rentabilité est aussi un facteur primordial pour permettre de créer des emplois et des revenus indispensables aux fonctionnement.

L’idée est d’utiliser ce qui n’a aucune valeur car considéré comme déchets ou ordures dans le cadre des végétaux.

Il n’existe pas pour l’instant de collecte réelle des déchets. Ceux liés aux restes végétaux comme les feuilles de maïs, les peaux de fruits ou les laissés de coupes de bois sont importants. Ils existent dans d’autres pays des expériences de ce genre qui démontrent la faisabilité de transformer les ordures végétales sèches en charbon.

Le « biochar » est l’une des applications de ce matériau, principalement tourné vers l’agriculture. L’introduction dans les sols permet une meilleure production des légumes cultivés. Mais il semble que dans des terrains riches, la performance est moindre.

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Le terme de « charbon végétal » est tout à fait approprié à ce genre de produit. Issu de « sous morceaux » de végétaux, il désigne tout ce qui dans les plantes n’est pas utilisable comme bois. L’origine des ces sous morceaux est infini tant en urbain qu’en rural. Coupes, tailles, épluchures sont de partout.

Ce programme CV, Charbon Végétal, va de la collecte à la production de galettes de charbon de bois. Les différentes étapes passent par les fours et les moules à galettes. Je vais au fur et à mesure de la progression du projet mettre des articles dans mon blog.

ONG: COOPEDA

Le four à récupération des gaz qui a déjà bien servi pour Lo Garou

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En visitant l’exposition des « Savanturiers » actuellement présentée au musée d’histoires naturelles de Toulouse, j’ai vu un objet insolite en relation avec le charbon. En fait c’est un simple bocal dans lequel il y a une sorte de poussière noire. L’étiquette indique: « météorite charbonneuse Orgueil ».

Le 14 mai 1864, une météorite de 14 kg s’est écrasée à proximité d ‘Orgueil dans le Tarn et Garonne. Elle est la plus grosse des 7 exemplaires connus et présente des composants du plus haut intérêt. En effet elle a des traces d’acides animés extraterrestres. La théorie de la Panspermie, c’est à dire que la vie serai arrivée de l’espace, est ainsi confortée. Cette météorite est toujours étudiée par les plus grands laboratoire, comme ceux de la NASA.

Le charbon de l’espace, quelle imagination, faire une charbonnière sur la Lune. La réduction d’oxygène est complète, mais faudra accrocher avec des sangles le bois à carboniser à l’arrière du LEM pour l’amener jusqu’au sol lunaire….

météorite charb

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Plus de détails: wikipedia Orgueil