Il existe tout un tas de techniques pour fabriquer des « briquettes » ou « galets » de charbon de bois à partir de poudre de charbon.
Il faut avoir un stock de charbon végétal assez conséquent pour produire, à l’échelle artisanale, une quantité suffisante qui soit rentable.
La matière première, celle qu’il faut carboniser, est importante en Afrique tropicale. J’ai vu dans une vidéo internet, l’histoire poignante d’enfants qui ramassent la poussière de charbon tombée des sacs dans les marchés. Ils vendent ces poussières aux fabricants de galettes. Hormis le fait que cette histoire est pathétique pour les enfants, elle montre que la perte de charbon est assez importante pour en permettre un usage. Cela rappelle que la déforestation se retrouve dans toute la chaine d’exploitation, même dans les infimes poussières perdues, car si dans ce cas elle est ramassée ce n’est pas le cas de partout (et les enfants doivent avoir une autre vie que celle là). Donc plus la perte est importante et plus il faut produire en amont pour compenser.
Un autre élément est la qualité qui peut être très moyenne des charbons de bois produit à partir d’arbres. Si la cuisson n’est pas assez complète, le taux de carbone va se limiter de 70 à 75 %. Le bois carbonisé ressemble à du charbon de bois mais il reste au pire 30% de bois. Ce pseudo charbon s’enflamme facilement ce qui facilite la vie des cuisinières. Malheureusement les résidus d’hydrocarbures trop importants vont contaminés la nourriture et produire beaucoup de fumées. La puissance calorifique est moindre et la tenue dans le temps bien plus courte. Pour les forgerons c’est aussi un handicap.
Si des charbonniers fabriquent du charbon avec ces temps de cuissons courts, au delà d’un manque d’expérience, c’est pour produire plus rapidement des grandes quantités. Aussi ils sont un facteur de destructions des forêts car ils ont besoin de plus de bois qu’il ne faudrait pour obtenir la même puissance calorifique qu’avec un charbon, à 85% ou +, de carbone, plus performant.
Le charbon végétal est une réponse à cette perte car il se « nourrit » de restes perdus et si il est fabriqué dans les normes, avec récupération des gaz donc avec un excellent taux carbone, il peut compenser les coupes de bois inutiles. De plus les galettes produisent moins de poussières du fait de leurs agglomérats.
ONG:COOPEDA
Les galettes finies

Des outils simples, le « Galetteur »


Suite à sa mission avec la Croix Rouge à Macenta, en Guinée Conakry, pour la terrible épidémie d’Ebola, mon fils Antonin a gardé des contacts positifs avec des acteurs de terrain guinéens. Regroupés dans l’association (ou ONG) COOPEDA, ils développent des programmes d’autonomie énergétique, dans le solaire principalement.

































Une épicerie avec du » carbone » à 2 €.

Le village de Leni.

En garrigues, nous trouvons aussi d’autres utilisations du bois pour chauffer. Les fours sont nombreux et différents en fonction des usages. Fours à poix, à cades, à tuiles et dans nos pays calcaires de nombreux fours à chaux. La roche calcaire est composée de carbonate de calcium et d’acide carbonique. Pour obtenir de la chaux, il faut calciner cette roche à 900°, pendant plusieurs jours et nuits. Il en résulte de la chaux vive qu’il faudra éteindre, c’est à dire mélanger avec de l’eau, pour l’utiliser en construction. Chaux aérienne, grasse ou maigre, chaux hydraulique, tout dépend de la pureté du calcaire de départ. Cette présence continu pour le feu et les lieux de calcination sont finalement pas très éloignés de l’activité du charbonnier. Le premier utilise plutôt la ramille, branches d’arbres, d’où le nom de four ramier, et maitre charbonnier plutôt le bois des chênes verts.























































































































