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C’est parti à Toronto, Pascale est en train d’installer l’oeuvre:

In Our Atrium: Contemporary Art at the BSM
October 1st – December 6th, 2015
Included with Museum admission

The Bata Shoe Museum has partnered with the Consulate General of France to invite Pascale Peyret to create an original artwork, Empreintes, to celebrate the 20th anniversary of the BSM and the 400th anniversary of the French presence in Ontario.

In the BSM’s spacious atrium, hundreds of carbonized wooden shoe lasts hang in a vast cloud. Each of these forms makes material the invisible footprints generated by our way of life, functioning as memories of our human activities which are recorded in the history of the planet. Francophone youth are invited to reflect on their carbon footprint; they will transcribe their comments, thoughts, and wishes on transparent labels which are then incorporated into the installation.

Pascale Peyret lives and works in Paris. Through the use of installations, photographs, videos, and sound, her work questions living memories between what is natural and what is manmade, highlighting the ambiguity of the links between nature and humans. Through her work, Pascale strives to challenge and surprise the public by playing with their perceptions of the outward appearance of things. For the implementation of this project, she joined forces with Martial Acquarone, who works in the South of France reviving the ancestral art of carbonization.

 

pascale (3)I chose to work with the idea of footprints and tracks as a way to celebrate both the French presence in Ontario and the Bata Shoe Museum.  Upon entering the permanent gallery at the Museum one finds evidence of footprints left by our bipedal ancestors.  I wonder about the traces that we leave behind, both real and invisible, the carbon footprint.
– 
Pascale Peyret

 

 

le site de l’expo: troisième page

Les pressophiles, collectionneurs de fer à repasser, recherchent toujours des modèles anciens. Voilà que je viens de me voir offrir un fer à braises tout neuf. Acheté dans un marché de Guinée, à Macenta, il est dans son carton d’origine. C’est un modèle chinois, évidement, qui permet à toutes ces personnes, privées d’électricité, de pouvoir repasser. Finalement cela semble être assez courant dans les pays en voie de développement. 

Ce fer est un peu petit, la finition inexistante, il a même fallut que je perce un trou pour fixer la poignée car celui d’origine est décalé.

Merci à Stéphane, habitant de Macenta, qui s’est occupé de l’achat.

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Le samedi 12 septembre nous avons participé au 100 ans de la mairie de Lavérune. Une journée très menacée par les orages qui nous ont obligé à nous réfugier sous le préau à l’arrière de la mairie. Finalement un bel emplacement plein de charme et très passager. De nombreux participants étaient costumés à l’ancienne et il a été sympa d’échanger en se prenant un peu au jeu et de se croire il y a 100 ans.

Une époque aussi marquée par le Grande Guerre. A cette période on ne souriait pas mais le temps a adouci les peines.

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Alberto, le spécialiste de la chaux, a animé tout au long de la journée avec Nathalie, la dame des teintures végétales qui a centré son animation avec le « garou » (la plante daphnée), Martine qui a réalisé un beau panier pour quatre bouteilles, et René qui a soufflé plus que de nature car le temps humide n’aidait pas a l’allumage de braises. Tout ceci a donné un collectif d’animation apprécié par un certain nombre de visiteurs. C’est la première fois que nous sommes cinq dans une manifestation hors Lo Garou. A renouveler car encore une fois les participants, animateurs(trices) et visiteurs, ont partagés des moments forts en échanges entre la transmission de connaissances « vernaculaires » et l’intérêt ou la découverte de ces savoir faire par le public.

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Et la rencontre entre le carbonari anticlérical et le curé a eu lieu pour un échange animé sur… les techniques de carbonisation

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En Mauritanie une plante des marais , la Typha dite aussi quenouille ou massote (wikipedia), est devenue une plante invasive.

220px-Illustration_Typha_latifolia0 Elle envahie une grande partie de l’embouchure du fleuve sénégal dans la région de Rosso (wikipedia). Plusieurs organismes de recherche dont l’ong GRET ont réussis à transformer ce fléau en avantage pour la population. Les plantes sont carbonisées puis agglomérées en briquettes. Le biochar est en pleine expension  en Afrique. Des ONG comme Pro-Natura ou GRET (leur site) sont à la pointe de ces réalisations.

Article à lire dans le Monde: en-mauritanie-une-plante-nuisible-devient-source-d-energie

Retour en terres occitanes avec ce samedi 12 septembre une journée d’animation pour les 100 ans de la mairie de Lavérune, Hérault. Nous seront toute une équipe à présenter nos savoir faire avec retour aux années 1915. Nathalie se parera des couleurs tinctoriales de nos garrigues, Martine osera l’osier, René boutera le feu à l’ancienne, Alberto fera le show chaux et moi je serai le carbonari de service.

Le programme

Début des visites à 10h. Lavérune est à l’Ouest de Montpellier entre Juvignac et St Jean de Védas. Comment venir

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Au pays des bois flottés, il faut s’échouer sur une cote à nulle autre pareille. Des tas et des tas de bois. des longs, des courts, des droits, des tordus, etc. Le ramassage et l’empilement ont été exceptionnel. Que va devenir ce bois?

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Le courant marin froid vient de Sibérie. Il charrie des morceaux ou des arbres entiers qui traversent l’océan arctique pendant plusieurs années. Lors de tempêtes ces bois sont projetés sur les berges. La partie nord ouest de l’Islande est très fournie, il y a des échouages quasi quotidiens. C’est là aussi que certains ours blancs, en provenance du Groenland, arrivent transportés involontairement par des icebergs. Cas assez rare quand même. Il y a aussi des galets de granit groenlandais que les glaces déposent sur ces cotes.

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Ô surprise, dans un restaurant perdu au milieu d’une coulée de lave, à Húsafell, je m’assois à une table et là une photo de charbonnière est juste au dessus de moi…

le fermier Thorsteinn a été photographié par Þránd­ur Thorodd­sen, cinéaste/photographe, en 1954, pendant une cuisson. Apparemment c’est avec du bouleau que ce charbonnier travaille. On retrouve là la même forme de cuisson à l’air libre puis recouvrement par de la terre comme à Skatafell.

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Depuis longtemps je cherche du sel noir d’Hawaï. Ce sel est extrait de l’eau du Pacifique dans l’île de Molokaï. Il est ensuite mélangé à du charbon actif qui lui donne sa couleur noire. Recherché pour sa qualité gustative moins agressive que le sel standard des salins on ne le trouve en épicerie bio que difficilement.

Le descriptif de la plupart des revendeurs sur internet de ce produit est complètement farfelu. Certains décrivent ce sel comme mélangé avec des scories volcaniques. Ils n’ont certainement jamais mâché des scories car il ne leur resterai pas beaucoup de dents. Un autre parle d’un mélange, à l’état naturel, de sel et de charbon. Curieuse combinaison de Mère nature!

En Islande une nouvelle entreprise de produits naturels a développé une série de sels aromatisés. L’un d’eux et noir et se nomme: Black Lava Salt. Extrait de l’océan, il est finement mélangé au charbon actif.

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Le site de l’entreprise: sel noir d’Islande

A gouter !

A la limite du cercle polaire arctique dans la baie d’Husavik, à la plage de Sjávarsandur, les bois flottés sont nombreux sur les plages. Quelques fois les troncs se retrouvent loin à l’intérieur des terres. Vestiges de tempêtes, peut être, ces bois sont certainement très vieux. Le bois des mers se conservant bien, il reste échoué sans trop se détériorer.

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La Chine développe une industrie du Biochar pour améliorer les nouvelles et actuelles terres agricoles. Cette technique, issue des usages des Indiens d’Amazonie, va certainement prendre de l’ampleur dans les décennies à venir. Le Biochar est un charbon végétal, c’est à dire réalisé par carbonisation des végétaux non ligneux, herbes, feuilles, résidus de coupes de céréales, etc. Il apporte des qualités, entre autre, phytosanitaires et de résilience d’eau. Les plantes cultivées dans des terrains « biocharsidés » poussent plus vigoureuses.

Pro-Natura organise dans le cadre de COP 21 une rencontre avec l’université de Nankin qui est leader dans ce domaine.

La lettre d’information: Chine_leader_du_biochar_2015

 

Le site réputé pour ses phoques, Illusgastaðir, péninsule de Vatnsnes, est un bel endroit avec une multitude d’oiseaux différents. Parmi les rochers de ce bord de mer, de nombreux bois flottés s’y sont échoués. Près d’un vieux tronc, là depuis longtemps car en état de pourrissement, une cane Eider s’est mise à l’abri des vents parfois forts dans ce coin ouvert.

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Contre le corps de ferme, un arbre inversé, bois de mer

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Un autre est arrimé tel la poupe d’un bateau viking

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Dans la ferme musée de Glambær, une forge est présentée avec du charbon de bois. La cuisson a l’air locale comme l’indique les deux bouts de bois sur le coté. Le charbon est léger.

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L’Islande fournissant peu de matière végétale à carboniser (cf post 2013), le charbon a été supplanté avec l’utilisation de la crotte de brebis pour faire la cuisine. Celle-ci fournie un combustible moyen, très enfumeur ce qui permettait de boucaner la viande. C’est une méthode toujours utilisée en particulier autour du lac Mývatn pour fumer les filets de truites.

Un stock de crottes avec l’outil pour la découpe.

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Informations ferme de Glaumbaer

Si l’empreinte charbonnière est réelle, un autre élément de la garrigue s’est invité. Un beau troupeau de moutons en transhumance vers les Cévennes est passé devant le four. Heureusement celui-ci était arrêté et froid, sinon c’était méchoui.

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La carbonisation étant terminée, content de notre travail collaboratif avec Pascale, nous avons patiemment enveloppé les formes pour l’expédition. Le grand large et les grands espaces canadiens vont les accueillir dans les semaines qui suivent. Bon voyage et surtout garder…la forme.

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Suite fin septembre au musée BATA

 

L’artiste Pascale Peyret réalise souvent des œuvres de grande ampleur. Celle de « l’Empreinte Carbone » sera exposée dans le hall du musée de la chaussure Bata à Toronto au Canada. Quatre étages, nous avons donc travaillé et carbonisé plus de deux cent formes, pour avoir matière à remplir ce volume. Le résultat se dessine avec beaucoup d’allure sur une maquette.

Accrochage

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Projection

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3 jours de carbonisation intensives. La cuisson oscille entre 25 et 30 mn. Le refroidissement, comme pour les grosses têtes, est long. Un peu plus d’une heure. Le four fonctionne à merveille avec deux fois, sur les 11 carbonisations, un besoin de nettoyage des joints. En effet le goudron, que le bois sue en carbonisant, coule sur les parois et passe au travers des joints. La cheminée en produit aussi qui dégouline vers l’arrière.

Les différentes familles de bois donnent des résultats finalement peu différents. Le tout se joue à 10° en plus ou en moins.

_MAR6946Des résultats encourageants au fur et à mesure de l’avancée des cuissons. Certaines sortent brillantes d’autres mates avec parfois des coulures de goudrons.

Chaque fournée nous permet de carboniser 23 à 25 formes. Plus de deux cents sont ainsi passées au four. La grosse chaleur est là mais nous en rajoutons une couche…

Les passants, les voisins et les copains et copines viennent assister au « spectacle de rue ».

Formes pour les chaussures de sport, avant en marron, c’est du bois, et après en noir, du charbon de bois. En refroidissant les formes tintent comme du cristal.

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Avant la suite, je vous conseille ce blog qui décrit les étapes de la fabrication d’une chaussure: comment-fabriquer-une-paire-de-chaussures

 

Fin de semaine intensif pour la carbonisation des formes à chaussures (Sport, tongues, talons hauts…). Le gros four a repris du service sans problème. L’installation est dans mon garage avec le four au cul dehors. Les formes sont de couleurs variées avec des essences denses. Les gabarits sont arrivés de plusieurs endroits du monde. De Karachi avec plein de scotchs de la douane et en valise de Paris, 60 kg, avec Pascale Peyret, l’artiste créatrice._MAR6924Le tri_MAR6930La préparation, Pascale perce des trous pour l’accrochage car elles seront toutes suspendues dans l’œuvre finale_MAR6934

Le test général, 4 grandes « familles », d’origines diverses avec des bois très différents:

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Lors d’une mission ébola en Guinée, dans la ville de Macenta, mon fils à pu voir une boutique bien intéressante. La repasseuse utilise encore un fer à repasser au charbon de bois. Une technique du 19e siècle qui avait changé le procédé du repassage car pour la première fois on ne mettait plus le fer dans le feu mais le feu dans le fer. Une technique performante qui généra un grave problème car le charbon incandescent exhalait de l’oxyde de carbone. Aussi beaucoup de lingères, métier féminin, contractaient  la tuberculose.

Les collectionneurs de fer à repasser s’appellent des « pressophilles » ou des « siderophilles ». J’en suis un modeste car je n’ai que 3 fers à braises.

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Un joli fer à braise en Guinée Conakry

Un site de référence: musée des fers à repasser

J’ai reçu les formes à chaussures, en l’occurrence celles de basquets,  en provenance du Pakistan. Un premier arrivage de 50 exemplaires. Carbonisation le mois prochain dans le grand four. L’heure H approche…

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J’ai découvert une association humanitaire qui propose des actions avec du charbon « vert ». Plus précisément il s’agit de fabriquer et d’utiliser le « biochar » pour améliorer la qualité des sols. En effet le biochar donne dans des sols pauvres et secs un plus par ses qualités sanitaires et de résilience d’eau. Cette technique de mélange de terre locale avec du charbon végétal permet de multiplier les rendement et donne de meilleurs légumes.

Cette ONG est Pro-Natura et se définie comme: Pro-Natura se mobilise pour aider à résoudre les problèmes sociaux, économiques et environnementaux qui affligent les communautés rurales dans les pays en développement. In http://www.pronatura.org

Au sein de cette association internationale des expert ont développé un carbonisateur utilisable de partout.

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  SUPERCHAR 100 MK II DE CARBON GOLD

Le BIOCHAR ou agrichar ou « terra prêta » de son nom d’origine qui provient des grands brulis des amérindiens dans les forêts équatoriales est tout simplement un charbon issu de végétaux non ligneux en général. Tous les résidus de coupes d’herbes, de branchages ou de feuilles diverses peuvent être carbonisés.

 

Le biochar comme tout charbon de bois, va capter aussi les gaz. Ainsi dans la terre le CO2, en parti responsable du réchauffement climatique, est emprisonné à quasi perpétue. Le coté environnemental de ce principe est important dans la diffusion de cette technique agricole.

 

Mon four à biochar est moins sophistiqué mais il n’utilise aucun autre source d’énergie que le bois et le gaz issu de la carbonisation.

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Pour faire un don à Pro-Natura: http://www.pronatura.org/?page_id=1028

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Un petit tour en Italie, juste le long des cotes de Ligurie, loin des montagnes de nos Bergamasques, mais avec aussi des mémoires charbonnières. J’y ai vu la « Val Carbonata » et la rue « Carbonia ». Le carbonaio est un personnage très présent dans l’activité rurale italienne. Les cultures en terrasse le long de la cote méditerranéenne avec de magnifiques olivettes et des vignes sont prédominantes. Elles ne laissent pas la place à la coupe de bois et sa carbonisation. Mais dès que l’on monte dans les reliefs côtiers le boisement est important. Il y a juste au nord de Gênes un petit village où a été tourné un documentaire avec deux anciens charbonniers ligures. Un film réalisé par une équipe de l’université du Mirail à Toulouse: les Charbonniers de l’Antola/ Jean-Paul Métailié, Guiseppina Poggi.

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Une autre étude de l’université de Corse, cite la venue de charbonniers issus de la jolie ville de Lucques (Lucca, où est née Puccini). Extrait: À ceux-là s’ajoutaient des bergers sardes, mais également des charbonniers et bûcherons ; ceux-ci, originaires de Lucques, étaient assignés à des travaux particulièrement pénibles en forêt de Vizzavona ou dans l’Alta Rocca (Levie). Encore largement saisonniers, ces travailleurs étaient remarquablement organisés, à l’image des charbonniers lucquois groupés en « brigades » et dirigés par un « caporal ». In: Histoire et mémoires des immigrationsen région Corse Synthèse du rapport final – avril 2008. Jean-Michel Géa, Didier Rey, Pierre Bertoncini, Vannina Marchini, Marco Ambroselli, Yannick Solinas

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Le réseau des locations à la ferme propose aussi une description de cette activité. agriturismo.com/le-charbonnier.

Enfin ce beau pays a, un peu plus au nord carrément un monument aux charbonniers. C’est dans la commune de Bondone, 677 habitants, que le sculpteur Don Luciano Carnessali a oeuvré avec un bronze magnifique.

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Dall’art. 1 commi 9 e 10 dello statuto del Comune di Bondone: «Il mestiere del carbonaio con la vita quasi sempre all’aperto, oltre ad una resistenza non indifferente alle fatiche fisiche chieste dagli scavi per l’apprestamento delle piazzole per le carbonaie, della preparazione della legna, dal suo trasporto e accatastamento, dalla copertura della catasta stessa con zolle e terra, dalle veglie e sveglie notturne per curare il processo di carbonizzazione che poteva durare fino a 5 o 6 giorni, richiedeva anche una particolare maestria nel saper guidare l’andamento della combustione in modo di non farla ardere, il che avrebbe ridotto la legna in cenere, ma di farla procedere come un lento braciere. Nelle carbonaie si accatastavano in genere dai 30 ai 40 quintali di legna, da cui si ricavavano dai 6 agli 8 quintali di carbone.» Alla voce: « il carbonaio » di questa enciclopedia è riportata testualmente l’originale in dialetto e la traduzione in italiano della poesia sul carbonaio di Gianpaolo Capelli.

Il y a une fête patronale le 8 septembre qui était l’occasion (peut être est ce toujours le cas) pour toutes les familles dispersées dans les bois de se retrouver.

Mes activités de charbonnier ne se résume pas qu’à « faire du charbon de bois ». J’ai la chance aussi de pouvoir en parler à un auditoire, d’exposer des photos ou de participer à des réalisations de médias. C’est avec la section patrimoine du foyer rural Les Quintillades que j’ai découvert puis développer la diffusion de ces nouvelles connaissances, tant par le savoir que par le savoir faire qui s’est affirmé. C’est aussi grâce à l’accompagnement, la fidélité et la complicité des autres membres de la section patrimoine. Avec un effet rayonnant car ils et elles sont devenus des animateurs admirés, au Garou par exemple, sur divers thèmes traitant des usages des garrigues.

Avec ALTIMARA, la professionnalisation a suivie. Mon ami René y participe avec sa grande connaissance des techniques d’allumage du feu.

J’ai donc aujourd’hui un peu plus de douze ans d’expérience dans le charbon de bois et j’ai comme l’impression que ce n’est que le début tellement il y a des éléments à découvrir.

Saga Charbon.

Une page du catalogue de mon exposition de photos géantes


Pages de expow

 

 

Ce matin vendredi 20 mars le ciel s’est obscurci en raison d’une belle éclipse. Les nuages ont laissé passer le fin du phénomène. Photos 11h à Sainte Croix de Quintillargues.

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Tout a commencé en 2006,  sans cuisson dans l’écosite des charbonnières. Une maquette, le manifestation est en juin, les feux sont interdits.

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2007. Gros démarrage avec le tournage d’un film documentaire. Une jolie meule qui occupait toute l’aire de charbonnage BB1*. En tout bien tout honneur elle sera baptisée « Louisette ».

charbonnière de garrigue

2008. Je réalise une première charbonnière pendant la manifestation Lo Garou. Avec visite des anciens.

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2009. Lo Garou devient le Festival des Charbonnières. Et celle que je cuis prend le prénom de « Alinette ». Emplacement code BB2*.

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2010. C’était un 7 mars. A 17h30 la neige tombe, 30 cm. La cuisson donne un excellent charbon. Mademoiselle s’appelle Garoulette. Toujours BB2*.

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2011. Je reviens à BB1* où j’avais cuit ma première pour le film des migrants italiens.

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2012. Des scolaires viendront chaque année et cette fois c’est toute l’école de St Bauzille de Montmel qui débarque. Du CP au CM2 soit 80 enfants. Super.

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Avec la visite de maitre Louis. Pas de l’école de la République mais celle qui m’a formé à l’art du charbonnage. Il est venu voir ma « Doucette ».

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2013. Le printemps est là, ma belle s’appelle Violette.

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Et la pluie s’abat en force et nous oblige a annuler le festival. Mais Violette ira jusqu’au bout avec comme public deux personnes trempées mais heureuses. Charbonnière sous une treille.

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2014. Amourette » va charmer plus de 700 personnes

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2015. « Carbouniéte ». La dernière d’une belle série « les Garoulaïres ».

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BB2 et BB1 sont les noms d’emplacements de sites de charbonnières sur le sentier des charbonnières.