charbon vegetal

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Reykjavik.

2 jours de « repos » qui me permettent d’entamer la construction d’un four pour carboniser les lupins. Les choses sérieuses commencent et pour que le projet avance il faut que je fasse des démonstrations.

Acte 1, récupération de deux futs de 200 l.

Puis découpe du fond de l’un des futs. Il va me servir de couvercle car ces futs sont déjà découpés en haut.

Ensuite j’ai découpé le fut ouvert des deux cotés, dans sa longueur:

Il va servir de cloison intérieure pour protéger l’isolant. J’ai donc réduit son diamètre en coulissant les deux bords l’un sur l’autre. Et j’ai mis des boulons pour fixer le tout.

Cette paroi se glisse parfaitement à l’intérieur jusqu’en bas. Je vais faire des encoches dans le fond pour que l’air rentre. Pour l’instant je n’ai pas d’isolant a mettre, il faut que j’aille le récupérer. Dans un souci de simplicité ce pourrai être simplement de la cendre qui est un bon isolant utilisé dans les fours rocket. Là il en faut quand même une bonne quantité.

Il me manque que le fut de 60 l a mettre à l’intérieur, la cheminée et le système de récupération des gaz.

A suivre….

Reykjavik.
2 days of « rest » which allow me to begin the construction of an oven to carbonize the lupins. The serious things begin and for the project to advance I have to make demonstrations.
Act 1, recovery of two barrels of 200 l.
Then cut from the bottom of one of the futures. It will serve me as a lid, for these are already cut up.
Then I cut it open on both sides, in its length:
It will serve as an internal partition to protect the insulation. I therefore reduced its diameter by sliding the two edges one on the other. And I put bolts to fix it all.
This wall fits perfectly inside down. I’ll make notches in the bottom for the air to come in. For now I have no insulation to put, I have to go retrieve it. For the sake of simplicity this could be simply ash which is a good insulator used in rocket ovens. There is still a good quantity.
I miss that was the 60 l to put inside, the chimney and the system of recovery of the gases.
To be continued….

Lúpína lýst útlæg úr vistkerfi Austfjarða með hjálp íbúa

La lutte contre l’envahissement des lupins se développe. Un article du journal « Frettablaðið » parle de l’action d’un environnementaliste islandaise, Anna Berg, qui demande à la population de passer à l’action contre les lupins. Les lupins, plantes invasives, détruisent l’écosystème original. Les plantes à baies, Myrtilles et Camarine, disparaissent au détriment de l’avifaune et des ramasseurs qui en font des confitures.

Cette prise de conscience commence à prendre forme dans toutes les régions de l’Islande. Les lupins ont grandement servi de stabilisateurs de sols sujets aux vents de sable et ont enrichit ces sols pauvres. Mais depuis leurs acclimations, ils envahissent d’immenses étendues. La beauté de ces plantes à fleurs bleues est réelle en juin-juillet mais c’est de courte durée.

Les essais de carbonisation que j’ai testé l’année dernière sont positifs. Les lupins donnent un grand volume de matière et la fabrique de briquettes de charbon en donne rapidement de grandes quantités. Au pays du barbecue ça intéresse d’avoir du charbon végétal made in Islande.

Je vais contacter Anna Berg pour une manifestation festive de fabrication d’écochar, briquettes de charbon.

 

The fight against the invasion of lupins is developing. An article in the newspaper « Frettablaðið » talks about the action of an Icelandic environmentalist, Anna Berg, asking the population to take action against lupins. Lupins, invasive plants, destroy the original ecosystem. The plants with berries, blueberries and camarine, disappear to the detriment of the avifauna and the collectors who make jams.

This awareness is beginning to take shape in all regions of Iceland. Lupins have greatly served as soil stabilizers subject to sand winds and have enriched these poor soils. But since their acclimations, they invade vast expanses. The beauty of these plants with blue flowers is real in June-July but it is of short duration.

The carbonization I tested last year are positive. Lupins produce a large volume of material and the coal briquette factory rapidly produces large quantities. In the country of barbecue it is interesting to have vegetable charcoal made in Iceland.

I will contact Anna Berg for a festive demonstration of ecochar manufacturing, coal briquettes.

Dans le cadre du développement des charbons en Afrique, je suis à la recherche de différentes techniques de carbonisation. Le but est de trouver le meilleur four qui allie simplicité, cout de revient a minima et efficacité. J’ai trouvé chez un charbonnier anglais une méthode qui s’appuie sur la comception des fours « rocket ». Habituellement utilisés pour la cuisine, ce sont plutôt des réchauds. Construit dans des boites de conserve ou des bidons, on retrouve leurs usages chez les personnes nomades. Le principe est simple et s’articule au travers d’un tuyau coudé qui est lui même très isolé. Là, l’originalité vient du fait d’utiliser la chaleur rayonnante de la cheminée et de carboniser le bois ou la matière végétale qui est mise à la place de l’isolant.

Nous avons entrepris la mise en route d’un four en briques, statique et de bonne capacité. Construit dans une région de terre cuite, il est facile de trouver de l’argile et des briques bon marché, tout autour de la ville rose, Toulouse.

Accueilli dans le parc de Gis, nous avons toute la place qu’il faut. De plus il y a beaucoup de bois, c’est parfait. L’argile est extraite de la cave de Martine. Les 129 briques sont achetées à la briqueterie de Nagen dont le patron nous a accordé un bon prix.

Le four est achevé, il faut attendre son séchage avant la mise en feu. Tous les détails bientôt.

Le président de l’association COOPDEA, Raymond Kamano, a donné une interview au média guinéen GUINEEMAIl, sur le projet ECOCHAR. La transformation des déchets végétaux issus de la collecte des ordures est l’une des priorités de ce projet. Bravo à tous celles et ceux qui s’activent pour porter le projet de COOPDEA.

L’article en entier ici: Guinéemail

 

L’ONG Guinéenne AJPE porte un projet dans la capitale de la Guinée, à Conakry. Elle agit en collaboration avec l’ONG COOPDEA, pour la valorisation des déchets. En effet le ramassage des ordures et leur traitement demandent a être optimisé. Il faut pour cela, en amont, éduquer la population citadine au recyclage. Une belle prise de conscience d’écologie appliquée comme il y en a de plus en plus en Afrique.

Pour étayer leur projet, les membres de cette ONG, veulent démontrer aux habitants et aux autorités, la pertinence du recyclage, dans un but premier d’amélioration sanitaire en carbonisant les déchets végétaux. Les ordures sont triées aux poubelles puis sélectionnées pour garder celles utilisables. Elles sont ensuite séchées puis carbonisées au four.  Là aussi la poussière de charbon est agglomérée sous formes de petits cylindres pour être revendue.

Un jolie projet urbain en direction de la forêt et qui va en même temps aider à lutter contre la déforestation. Comme tous les projets COOPDEA, à soutenir.

Les galettes de charbon végétal reconstituées ont un nom de code: écochar. Ce procédé qui consiste a agglomérer de la poudre de restes de végétaux carbonisé (feuilles, brindilles et autres laissés de coupes) donne des galettes ou briquettes de charbon.

 

Avec l’ONG COOPDEA, je travaille comme conseiller technique pour la réalisation de ces galettes. J’ai déjà mis en ligne un article sur ce sujet (http://www.altimara.eu/blog/?p=1913).

C’est en Guinée Conakry, dans la région Est, et principalement vers la ville de Macenta, qu’un groupe de personnes motivées s’emploie à mettre au point cette technique.

Une autre ONG de Conakry participe également à ce projet. La demande est basée sur le recyclage des ordures. Dans cette grande ville se seront principalement des déchets végétaux soit domestiques soit issus des marchés qui seront transformés en écochar.

La Guinée est notre principal lieu d’intérêt mais aujourd’hui nous avons aussi un début de développement au Togo.

Plus anecdotique mais très excitant, est le projet écochar en Islande avec les lupins.

A suivre dans un prochain article : le pourquoi de cette action … En attendant nous avons de bons et beaux résultats. Félicitations à l’équipe locale.

Visite en Corrèze, sur les hauteurs de la rivière Dordogne. Beaucoup de bois et de grands arbres, avec de remarquables noyers américains (Juglans nigra) aux noix énormes, véritables boules de noël. Mais aussi de nombreux châtaigniers, et comme c’est la saison, nous avons ramassé les châtaignes. Puis patiemment, épluchage des coques pour concocter de la bonne crème de marrons. Très vite un gros tas d’épluchures c’est entassé sur la table. A cela était mélangé des peaux d’ails, car Martine a fait des conserves de légumes fermentés, en même temps. Nos amis utilisent une cuisinière à bois pour se chauffer et cuisiner. Devant ce gros tas de restes végétaux, j’ai mis le tout dans une boite métallique et hop dans le fourneau pendant 30 mn. Résultat un très beau charbon végétal. Que j’ai aggloméré dans un moule.

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Le fer à braise est tout en cuivre

Un type d’écochar (briquette de charbon), châtaigne/ail,  100% développement durable car je me suis servi du chauffage de la maison sans utiliser d’autres énergies.

Je n’ai pas vu de loge charbonnière dans ces bois. D’après certains anciens, il y aurai des restes de four en fer. Dans les temps passés, les gabares (bateaux à fonds plats) étaient chargées de charbon de bois et partaient d’Argentat en direction de la Garonne et Bordeaux.

Une manifestation fort sympathique dans les bois de la montagne noire. C’est dans une scierie, celle d’Arno, que la fête a eu lieu. Une pluie diluvienne avait détrempée la terre argileuse et heureusement tous les artisans avait un bon abris dans le hangar. Sauf moi, charbonnière oblige. faire du feu dans une scierie, c’est jouer …avec le feu. Du coup l’ambiance a été au top, dans la journée, animations avec les artisans du bois et assimilés (de belles réalisations) et le soir musique et spectacles sous chapiteau.

J’ai monté une toute petite meule avec du châtaignier très sec. Elle a fumé comme une grande, grandes volutes de fumée blanche qui a bien enfumé tout le monde. J’adore!

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Cette petite charbonnière, au doux nom de « Bosquette »,  a très bien fonctionné. Cuisson rapide because bois sec. C’est la deuxième fois que je conduit une meule de bois sec. La première était en Suisse avec du hêtre. Les buches sèches cuisent plus rapidement. Le charbon est très léger.

Puis nous avons réalisé des cuissons au four. J’ai ramassé des herbes vertes et sèches le long des chemins. Le four donne un charbon exceptionnel en carbone, un haut taux de pourcentage. La preuve est une buche mise à l’intérieure des herbes et qui est ressortie parfaitement carbonisée.

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Martine s’est employée a confectionner les briquettes de charbon reconstitué. Nous avons utilisé un nouveau tube-moule de diamètre 50 mm. Ce procédé donne des galettes d’un bon standard.

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Les contacts ont été nombreux. Tout le monde est admiratif du résultat qui semble improbable au départ. Nous projetons pour l’année prochaine un rendez vous avec une grande meule et beaucoup d’animations autour._mar1450

Merci à Benjamin, Arno, Marie Claire et Véronique, les piliers de l’association pour cette belle fête.

12039617_473223816213736_6462458700753161519_nIl existe tout un tas de techniques pour fabriquer des « briquettes » ou « galets » de charbon de bois à partir de poudre de charbon.

Il faut avoir un stock de charbon végétal assez conséquent pour produire, à l’échelle artisanale, une quantité suffisante qui soit rentable.

La matière première, celle qu’il faut carboniser, est importante en Afrique tropicale. J’ai vu dans une vidéo internet, l’histoire poignante d’enfants qui ramassent la poussière de charbon tombée des sacs dans les marchés. Ils vendent ces poussières aux fabricants de galettes. Hormis le fait que cette histoire est pathétique pour les enfants, elle montre que la perte de charbon est assez importante pour en permettre un usage. Cela rappelle que la déforestation se retrouve dans toute la chaine d’exploitation, même dans les infimes poussières perdues, car si dans ce cas elle est ramassée ce n’est pas le cas de partout (et les enfants doivent avoir une autre vie que celle là). Donc plus la perte est importante et plus il faut produire en amont pour compenser.

Un autre élément est la qualité qui peut être très moyenne des charbons de bois produit à partir d’arbres. Si la cuisson n’est pas assez complète, le taux de carbone va se limiter de 70 à 75 %. Le bois carbonisé ressemble à du charbon de bois mais il reste au pire 30% de bois. Ce pseudo charbon s’enflamme facilement ce qui facilite la vie des cuisinières. Malheureusement les résidus d’hydrocarbures trop importants vont contaminés la nourriture et produire beaucoup de fumées. La puissance calorifique est moindre et la tenue dans le temps bien plus courte. Pour les forgerons c’est aussi un handicap.

Si des charbonniers fabriquent du charbon avec ces temps de cuissons courts, au delà d’un manque d’expérience, c’est pour produire plus rapidement des grandes quantités. Aussi ils sont un facteur de destructions des forêts car ils ont besoin de plus de bois qu’il ne faudrait pour obtenir la même puissance calorifique qu’avec un charbon, à 85% ou +, de carbone, plus performant.

Le charbon végétal est une réponse à cette perte car il se « nourrit » de restes perdus et si il est fabriqué dans les normes, avec récupération des gaz donc avec un excellent taux carbone, il peut compenser les coupes de bois inutiles. De plus les galettes produisent moins de poussières du fait de leurs agglomérats.

ONG:COOPEDA

Les galettes finies

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Des outils simples, le « Galetteur »

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12039617_473223816213736_6462458700753161519_nSuite à sa mission avec la Croix Rouge à Macenta, en Guinée Conakry, pour la terrible épidémie d’Ebola, mon fils Antonin a gardé des contacts positifs avec des acteurs de terrain guinéens. Regroupés dans l’association (ou ONG) COOPEDA, ils développent des programmes d’autonomie énergétique, dans le solaire principalement.

Le charbon de bois étant l’une des ressources d’énergie domestique majeure en Afrique, COOPEDA,  structure luttant par définition pour un mieux vivre, s’y intéresse. Comment implanter un mode d’action simple, efficace et valable pour la production de charbon en complément de ce qui se fait déjà? L’objectif est d’améliorer le quotidien de chacun avec des moyens locaux tout en créant des solutions favorables à une gestion équilibrée de la nature environnante. La rentabilité est aussi un facteur primordial pour permettre de créer des emplois et des revenus indispensables aux fonctionnement.

L’idée est d’utiliser ce qui n’a aucune valeur car considéré comme déchets ou ordures dans le cadre des végétaux.

Il n’existe pas pour l’instant de collecte réelle des déchets. Ceux liés aux restes végétaux comme les feuilles de maïs, les peaux de fruits ou les laissés de coupes de bois sont importants. Ils existent dans d’autres pays des expériences de ce genre qui démontrent la faisabilité de transformer les ordures végétales sèches en charbon.

Le « biochar » est l’une des applications de ce matériau, principalement tourné vers l’agriculture. L’introduction dans les sols permet une meilleure production des légumes cultivés. Mais il semble que dans des terrains riches, la performance est moindre.

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Le terme de « charbon végétal » est tout à fait approprié à ce genre de produit. Issu de « sous morceaux » de végétaux, il désigne tout ce qui dans les plantes n’est pas utilisable comme bois. L’origine des ces sous morceaux est infini tant en urbain qu’en rural. Coupes, tailles, épluchures sont de partout.

Ce programme CV, Charbon Végétal, va de la collecte à la production de galettes de charbon de bois. Les différentes étapes passent par les fours et les moules à galettes. Je vais au fur et à mesure de la progression du projet mettre des articles dans mon blog.

ONG: COOPEDA

Le four à récupération des gaz qui a déjà bien servi pour Lo Garou

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