Un stère de bois de chêne sec varie entre 700 et 800 kg. Nous avons donc remué dans un premier temps environ 4 T de bûches pour former le fameux cercle du charbonnier solitaire. En effet quand les hommes étaient seuls la disposition des bois en rond permettaient de pouvoir attraper les bûches tout en tenant le piquet central.

Le bois était bien fendu et malgré ses courbes nous avons pu monter une belle meule. Nous avons décidé de l’élargir à sa base et de la faire moins élevée que les autrefois. La terre était tellement sèche et poussiéreuse que malgré de nombreuses banches, des bois de retenu, nous avons eu beaucoup de mal de la faire tenir sur la paille. Notre volonté associée à un certain savoir faire ont eu raison de cette difficulté. Il n’y avait plus qu’à retirer le poteau central.



L’allumage, moment clé du processus de carbonisation demande une concentration importante. Il faut avoir préparé assez de petit bois sec pour mener à bien cette montée de température jusqu’à 500°. Martine en profite pour se former. Allumer une charbonnière n’est pas si courant.

La conduite du feu ou l’art du charbonnier. Carboniser tout le volume de la meule est une opération qui a l’air simple. Cette simplicité masque une sensibilité assez complexe entre paramètres visuels et un ressenti personnel. Une sorte d’Amour…chaud et piquant ! Le charbonnier a comme outils une simple pique en bois et une pelle ou masse en bois. La pique sert a ouvrir les petits trous d’appel d’air et la pelle de masse pour tasser la meule au fur et à mesure de la cuisson.


Attention prévisions météo pas bonnes, un épisode cévenol en perspective… Aux abris !

























































































