événementiel

Une manifestation fort sympathique dans les bois de la montagne noire. C’est dans une scierie, celle d’Arno, que la fête a eu lieu. Une pluie diluvienne avait détrempée la terre argileuse et heureusement tous les artisans avait un bon abris dans le hangar. Sauf moi, charbonnière oblige. faire du feu dans une scierie, c’est jouer …avec le feu. Du coup l’ambiance a été au top, dans la journée, animations avec les artisans du bois et assimilés (de belles réalisations) et le soir musique et spectacles sous chapiteau.

J’ai monté une toute petite meule avec du châtaignier très sec. Elle a fumé comme une grande, grandes volutes de fumée blanche qui a bien enfumé tout le monde. J’adore!

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Cette petite charbonnière, au doux nom de « Bosquette »,  a très bien fonctionné. Cuisson rapide because bois sec. C’est la deuxième fois que je conduit une meule de bois sec. La première était en Suisse avec du hêtre. Les buches sèches cuisent plus rapidement. Le charbon est très léger.

Puis nous avons réalisé des cuissons au four. J’ai ramassé des herbes vertes et sèches le long des chemins. Le four donne un charbon exceptionnel en carbone, un haut taux de pourcentage. La preuve est une buche mise à l’intérieure des herbes et qui est ressortie parfaitement carbonisée.

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Martine s’est employée a confectionner les briquettes de charbon reconstitué. Nous avons utilisé un nouveau tube-moule de diamètre 50 mm. Ce procédé donne des galettes d’un bon standard.

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Les contacts ont été nombreux. Tout le monde est admiratif du résultat qui semble improbable au départ. Nous projetons pour l’année prochaine un rendez vous avec une grande meule et beaucoup d’animations autour._mar1450

Merci à Benjamin, Arno, Marie Claire et Véronique, les piliers de l’association pour cette belle fête.

LA FÊTE DU BOIS

Les 16, 17 et 18 septembre, je serai à la fête de la foret organisée par l’association « La route du bois ». Ce sera un long week-end d’animations sur le thème du bois.

J’y serai, avec Martine, ma compagne vannière, pour une cuisson d’une petite meule. Il y aura aussi une cuisson de biochar au four et présentation du projet « charbon artic », le charbon végétal de lupins.

Rendez-vous à Ferrals-Les-Montagnes, dans les montagnes, entre Carcassonne et Narbonne, au nord. Lieu de la fête

PROGRAMME

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L’association SGMB propose une journée d’animations fort intéressante. Le 24 juillet, à l’espace fours à chaux de la commune de St Villard de Pancrace dans le Briançonnais, ce sera l’occasion de découvrir comment fabriquer des cordes en chanvre et bien d’autres savoir faire.

L’association maitrise la cuisson des fours à chaux et présente cette année une expérience inspirée des îles lointaines en utilisant des coquilles d’huitres.

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Village deVillard St Pancrace

Pas très loin de la belle vallée de l’Ardèche, vers la ville de Bourg-Saint-Andéol, Jean a une « campagne » idéale. Mazet, capitelle, cabane de pêcheur en roseaux , vaste abri couvert, avec de part et d’autre de la garrigue et un verger mélangé. Mais surtout un superbe emplacement de charbonnière. Depuis 11 ans, Jean, avec une équipe fluctuante et surtout sa compagne Anne Marie, organise une rencontre du patrimoine dans sa propriété. Frère d’anciens charbonniers qui ont œuvré jusqu’en 1989, il a participé à cette activité avec comme point final une meule de 150 tonnes. Du costaud. Occitaniste convaincu et largement ouvert aux échanges, ses rendez vous sont l’occasion de rencontrer des érudits, des passionnés, des personnages parlant l’occitan, le provençal ou le patois.

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Cette année, un groupe très sympathique de jeunes et venu s’initier à la carbonisation. Faut dire que eux même sont en liaison directe avec l’utilisation du charbon de bois car ils et elle sont forgerons(es).

Je suis arrivé au final du montage de la meule. Belle et majestueuse, elle s’enroulait autour d’un grand « pal ». La taille était quasi celle de nos charbonnières des garrigues, env. 8 stères. Après le déjeuné nous avons « buissé » la meule. Les buis avait été écrasé pendant plusieurs jours sous de grosses pierres. Parfaitement plat, il recouvre en tuilage le bois. La terre, elle est noir charbon, riche des poussières carbonées des années précédentes. La meule fut rapidement recouverte et passa sa première nuit, fière et droite. Bien sur le poteau central avait été enlevé. Un arrachement énergique pour faire glisser le poteau vers le haut. Deux jeunes hommes forts, Fabien et Evan, ont accompli cet acte important en s’aidant d’une tige de fer passée au travers du pal. Ho Hisse!_MAR0018

Au petit matin (hum hum vers 8h) Jean a allumé le feu dans la meule. Moment fort qui marque le début de l’art du charbonnier devenant le « maitre du feu ». Moment fort…piquant car la fumée s’épaississant de plus en plus, les yeux demandent grâce, ce qui est impossible à leur accorder._MAR0163

Laure, Evan et Fabien se sont relayés, pour alimenter le feu. Des « mouches », imbrulés des cuissons précédentes, ont été précipité dans la cheminée centrale. Au bout de 2h30 la combustion s’est révélée suffisante pour boucher le trou central et passer en carbonisation totale. La conduite du feu allait occuper le reste du temps. Violaine et Barbara se sont rajoutées pour la garde de nuit._MAR0291

Pendant la journée les forgerons et la forgeronne, ont animé des séances ateliers de forge. Fabien a forgé un « rusqué », cet outil qui servait a récupérer la rusque (écorce) de chêne vert pour l’utiliser en tannerie. Laure a été mon maitre d’apprentissage et sous sa direction j’ai forgé deux « magnifiques » tiges à cheveux. Heureux.

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Sous l’amicale direction de Jean, tous et toutes, ont continué leur initiation de charbonnier. Percé les « fuméts » (trous) avec le fumeton, veiller aux affaissements dans la paroi et parfois asperger pour compacter la terre.

Au moment de mon départ, la cuisson se passait à merveille, avec une accélération due au vent violent. La conduite d’une meule de grande capacité est beaucoup plus agréable que les petites. Plus d’inertie qui favorise un meilleure homogénéité.

Merci à Jean, Anne Marie, Laure, Violaine, Barbara, Fabien et Evan musclor pour leurs qualités amicales.

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Le site de Fabien le forgeron: La Pierre Blanche

Toutes les photos en ligne: la charbonnière de Jean

Jean Chaudière

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Carbonisation en vallée de l’Hérault, au lieu dit de Brunan, juste avant le village médiéval de St-Guilhem-le-Désert. L’emplacement de carbonisation était sur une des trois « terrasses », où se cultivait des oliviers et de la vigne. Seule l’olivette est restée. En contre bas, les puissants bâtiments délabrés d’anciens moulins à eau, rappellent l’importance de cette activité meunière dans cette vallée.  Sur place une ancienne remise, transformée en salle des fêtes, était notre QG et refuge pendant l’opération. La terrasse basse sert de parking. Un bel endroit avec un fort passage, de voitures, et de randonneurs.

L’organisation avait prévu le bois, la terre et la paille pour monter la meule de bois. Ayant 6 jours pour tout mener à bien, j’ai commencé le mercredi. La terre très mélangée de galets, a du être tamisée. Pour la démonstration la meule est petite. Une autre sur le coté, en écorché, a servi de support pédagogique pour expliquer comment c’est à l’intérieur.

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Mise à feu le vendredi matin, la vallée se remplit de fumée blanche. Habamus carbona! Les Sauta Roc, nom des habitants du village, défilent au pied de la charbonnière. Tout le monde se rappelle, plus ou moins bien, de personnes ayant charbonné. l’Estanyol, un lieu dit au dessus d’un des barrages, semble être le dernier endroit a avoir été utilisé par les charbonniers locaux. Beaucoup se rappellent de la charbonnière événementielle du Causse-De-la-Selle, il y a plus de 20 ans. C’était Joseph Salvi, qui l’avait conduite. Cela a permis d’échanger sur ces temps révolus. Des fours en tôles, 6 ou 7, ont été aussi utilisé à l’emplacement actuel de la station d’épuration. Les garrigues environnantes sont pleines de sites de charbonnières. L’activité charbonnière a été importante dans ce village.

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Samedi, Martine, la vannière, et René, l’homme du feu, ouvrent leurs animations. René s’abrite du vent dans un joli mazet.

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Allumage avec une recharge de gaz, vide, et un charbon de Férule, grâce au solaire.

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Martine utilise des branches d’olivier et de la canne pour réaliser un panier à la sicilienne.

Nathalie nous rejoint avec son « garou », plante tinctoriale, pour la teinture végétale.

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La carbonisation va se dérouler normalement jusqu’au soir. Extinction par étouffement. Le lundi j’ouvre la meule carbonisée mais le feu couve encore trop et je décide, après aplatissement du charbon, de tout recouvrir de terre. Le démontage final se fera dans plusieurs jours par les membres de l’association Les terrasses de Gellone.

Une belle charbonnière dans un bel endroit. Elle est baptisée du doux nom de Guillemette.

Merci à l’association, par sa présidente, pour cette invitation dans ce beau lieu.

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Fin du séjour à Toronto, Canada. Retour en terre occitane, avec une belle occasion de cuisson d’une charbonnière. A partir de mercredi je vais monter une charbonnière proche du beau village de St Guilhem-le-Désert. L’association Les Terrasses Gellones organise une rétrospective des savoir faire anciens pratiqués dans cette partie de la vallée du fleuve Hérault.

Mercredi et jeudi, montage de la meule.

Jeudi ou vendredi, mise en feu. Visites des scolaires avec aux manettes René, le grand spécialiste du feu, et Bruno l’homme aux fusains.

Samedi cuisson et dimanche, carbonisation en cours, René sera toujours là, Martine animera la vannerie sauvage et Nathalie fera sa teinture végétale.

La manifestation est principalement dans le village mais nous, nous serons un peu en aval, au lieu dit: Brunan, juste après la grotte de Clamouse.

Je suis particulièrement heureux de réaliser cette charbonnière dans ce lieu qui est une référence dans les paysages du sud.

Yaka.

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Démontage de l’œuvre « Empreinte » au Bata Shoe Museum.

Les formes à chaussures carbonisées ont bien résisté à la suspension dans les airs du hall du musée. Quelques unes ont perdu de leur noirceur et le bois est plus apparent.

Le musée au 327 Bloor Street West, Toronto.

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L’équipe de démontage

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Le plein de chaussures dans les malles. Retour en France avant d’autres horizons.

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Direction Toronto, au musée Bata, pour le démontage de l’exposition « Empreinte ». Rappel des posts précédents, la suspension d’art « Empreinte » est composée de plus de 200 formes à chaussure carbonisées (les formes en bois pas les chaussures). Quoi de plus naturel que d’être dans le grand musée du fabricant de chaussures, The Bata shoe Museum.

Toronto est dans l’Ontario, et c’est au Québec évidemment qu’on trouve un joli délire sur les charbonniers. Une bière de la brasserie « Dieu du Ciel » qui se prénomme « Charbonnière ». Ils la produisent plutôt à l’automne mais j’espère en trouver sur place dans le froid glacial qui m’attend…Vu les Créateurs ce doit être du jésus en culotte de velours.

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Par contre ils ont une image de la charbonnière qui brule un peu fausse. Saint Christ! Tabernacle!

Mise en ligne d’un film retraçant la cuisson d’une charbonnière à Puechabon, un village des garrigues. Ce film retrace la mise à feu d’une meule à carboniser par d’anciens charbonniers, Manuel et Vincent Andres, lors d’une manifestation du foyer rural du village.

1985, réalisation Michel Raulet.

Rendez vous à retenir, les 16 et 17 avril,  je réaliserai une cuisson charbonnière à St Guilhem le Désert. J’aurai l’occasion d’y revenir dessus.