Un conte impliquant un charbonnier et un roi, Henri IV. Cela se passe évidemment dans la sud-ouest, avé l’accent !

Le charbonnier de Capchicot

Le sud-ouest recèle un certain nombre de sites qui évoquent le souvenir du roi Henri IV. Parmi eux, se trouve le château de Capchicot, domaine du charbonnier.

Lorsqu’il séjournait dans la région, le jeune Henri de Navarre s’écartait peu de Nérac et de Casteljaloux où le retenait sa passion de la chasse.

Un jour, le roi s’étant égaré, vint, à la nuit tombante, frapper à la porte du charbonnier et demander l’hospitalité. Le charbonnier qui ne connaissait pas son hôte se méfiait tout de même de ce visiteur, mais il finit par lui faire manger du sanglier en lui recommandant bien de n’en parler à personne car le  » Grand Nez  » (c’est ainsi que l’on appelait familièrement le roi) était très jaloux de ses chasses réservées.

Le lendemain matin, en déjeunant, Henri remit la conversation sur les privilèges du roi. Le charbonnier se plaignait alors de ce qu’il trouvait encore plus dur : les droits d’entrée qu’il devait acquitter chaque fois qu’il apportait son charbon en ville, et l’inconnu lui prédit qu’il serait bientôt débarrassé de ce tribut.

Le charbonnier ayant manifesté le désir de voir le roi qu’il ne connaissait pas, le visiteur lui offrit de l’emmener jusqu’à Durance où le roi devait se rendre ce jour là. Le charbonnier accepta et tous deux partirent donc sur le même cheval, le charbonnier se serrant contre le Prince. Chemin faisant, Capchicot demanda :  » mais comment reconnaîtrais-je le roi ? C’est bien simple lui répondit Henri, tu verras, tout le monde se découvre devant lui, lui seul garde sa coiffure. « 

La foule était déjà compacte dans les murs de Durance lorsque le roi, avec son singulier page, arriva au milieu de la petite cour dans une explosion d’applaudissements.  » Et bien charbonnier lui dit-il avant de le faire descendre, tu le connais maintenant le roi ? Pér aquère luts répondit Capchicot sans s’émouvoir, es jou ou bous lou rey ? (Par cette lumière, c’est moi ou vous le roi?) et, revenant de sa surprise, le charbonnier lui rappela :  » Labets, oublides pas lou carboun!  » (Et bien, n’oubliez pas le charbon!)

Quelques jours plus tard, Henri IV reçut Capchicot au château de Nérac et lui accorda le privilège de pouvoir vendre son charbon exempt de tous droits. L’histoire dit même qu’il lui aurait octroyé la belle demeure de Capchicot, château que l’on peut encore admirer de nos jours.

Capchicot 47420 Allons

Merci à Agnès de nous faire découvrir cette histoire.

Visite de Hespa, atelier de teinture végétale près de la ville de Selfoss. Gudrun se passionne pour cette technique. Elle utilise des plantes locales comme le lichen, les lupins ou la rhubarbe et aussi des plus exotiques comme les cochenilles ou l’indigo. Une belle rencontre avec qui partager des affinités de savoir faire. Sa laine noire teintée avec des racines de raisin d’ours est exceptionnelle. Toutes ses laines sont superbes, on peut aussi les commander avec le site de « Triscote ».

Un fer à braise en exposition dans l’atelier.
https://www.icelandcolors.com

A Reykjavik nous avons visité une jolie expo avec des bois flottés.

Je profite de mon court séjour pour compléter ma collection de photos de bois planté. Arrivés par la mer, ils s’échouent lors des tempêtes. Les islandais habitant les bords de mer, la plupart, plantent ces bois à l’envers, les racines vers le ciel.

J’ai fait de même aujourd’hui !

Vient il de Sibérie ?

Voir d’autres articles sur ces bois des mers: Mes performances, bois d’Islande, bois flotté, bois planté. A gauche dans la deuxième cartouche.

Combien de fois les charbonniers ont ils regardé le ciel étoilé dans leurs nuits à surveiller les meules en cuisson ?

Le charbonnier coupe les arbres pour fabriquer son charbon de bois mais il a besoin que ceux ci repoussent au plus vite pour les futures charbonnières. Énergie renouvelable et verte qui, dans nos garrigues, avait besoin d’une vingtaine d’années, pour être rentable à nouveau. Mais malheur si le dent vorace du mouton dévorait la jeune pousse qui repartait de la souche.

Le charbonnier et le berger se sont fait la guerre, tout en pratiquant leur savoir faire dans les mêmes terrains. En toponymie, il n’est pas rare de trouver le nom de devès ou deveze, zone interdite au parcours, c’est à dire au pâturage par les moutons. Le bois rapportait plus que la laine ou la viande.

Alphonse Daudet, dans une de ses belles histoires des « Lettres de Mon Moulin » cite la présence des charbonniers…italiens, déjà présent en cette fin de siècle XIXè. Les remarques à propos de ces carbonaris évoquent la réalité de l’isolement de cette corporation.

 » LES ÉTOILES.
récit d’un berger provençal

Du temps que je gardais les bêtes sur le Luberon, je restais des semaines entières sans voir âme qui vive, seul dans le pâturage avec mon chien Labri et mes ouailles. De temps en temps l’ermite du Mont-de-l’Ure passait par là pour chercher des simples ou bien j’apercevais la face noire de quelque charbonnier du Piémont ; mais c’étaient des gens naïfs, silencieux à force de solitude, ayant perdu le goût de parler et ne sachant rien de ce qui se disait en bas dans les villages et les villes. []

Lire le récit en entier: https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_mon_moulin/Les_%C3%A9toiles

Dans les Alpilles

Nouvelle d’Islande, les bois flottés qui arrivent pour la plupart de Sibérie via le courant nord atlantique, ont été dans les siècles passés difficiles un matériau de premier choix. Le pays manque dramatiquement de ressources naturelles pour la construction dont le bois.

Si ces bois de mer ont été ramassé avec des règles bien précises, aujourd’hui ces laissés de mer sont abondant sur les plages et peu utilisés. Les coupes et les abattages important en Russie, laissent échapper de plus en plus de grands arbres vers la mer via les fleuves.

La navigation a toujours redouté ces béliers flottants surtout dans ces mers souvent agitées.

Aujourd’hui les gardes côtes islandais nettoient l’océan des plus gros arbres qu’ils repèrent. L’équipage du garde côte Thor a réalisé une belle prise, un arbre de 15 m.

Ces bois flottés m’avaient permis de fabriquer du charbon de bois lors de l’événement culturel Fresh Winds, en réalisant une belle charbonnière, protégé du vent par des caisses de poissons: https://www.altimara.eu/blog/?p=205

Suite à deux semaines de cuissons d’écochar dans nos fours, nous avons pu réaliser notre première vente d’écochar. Tous les jeudis, Kévin et sa compagne, dans son domaine du Jardin de Fontanès, ouvrent la vente de sa production de légumes et fruits. J’y ai installé un stand avec une vingtaine de sacs de 20 écochars chacun. Les clients qui découvraient pour la plupart l’existence de ce charbon végétal, ont bien voulu tenter l’utilisation de ce charbon. Attendons le retour de tous ces barbecues, symbole encore plus fort à l’heure du déconfinement.

Puis j’ai eu la joie de la visite de Jean, mon ami charbonnier de l’Ardèche. Un réel plaisir d’être « entre nous », charbonniers !

Un bonheur partagé malgré la pluie !
Deux charbonniers ça charbonne !
Ou ça se racontent des histoires de charbonniers !

Jean nous accueillera le 2 octobre dans son mazet pour sa charbonnière traditionnelle.

Les musées et les bars ouvrent, ça déconfine, moi je carbonise !! Le site de carbonisation d’écochar au Jardin de Fontanès a bien évolué. La construction d’un grand séchoir des végétaux permet maintenant de stocker les déchets verts avant leur carbonisation.

Cette semaine et jusqu’au 15 juin, je réalise en parallèle des cuissons dans le grand four et dans le four de démonstration.

Il est pas beau avec sa nouvelle cheminée !!

Et parfois cela donne de très belles compositions :

Le Monde d’Après. C’est parti pour la vente de galettes d’écochar, enfin des barbecues écologiques au charbon végétal et made d’ici (circuit ultra court).

Ya de quoi cuire des merguez..ou des légumes. Ç’est ok pour les végans !