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Le site en garrigue de la colline de St Roch à Caveirac est très plaisant et magnifiquement mis en valeur par l’association Pierre Sèche et Garrigue présidée par André Calvini.

L’allumage, un moment important.

J’ai passé là 3 jours agréables, dans ce lieu de capitelles magnifiques, avec les membres de l’association. Le samedi et le dimanche Nathalie et ses bacs à teinture végétale, Martine avec ses paniers d’olivier à monter et René l’artiste du feu, m’ont rejoint. D’autres animateurs se sont installés au milieu des oliviers. Le public, en continu pendant les deux jours, est venu nous rencontrer. Nous avons retrouver agréablement le contact de personnes très intéressées, demandeuses de connaissances et parfois même échanger leurs expériences. J’ai pu rencontrer de nombreux(ses) descendants de charbonniers et tous d’origine bergamasque.

Nous avons passé la nuit dans une très belle capitelle. Une première charmante avec la voute en encorbellement au dessus de nos têtes. René n’a pas hésité à accrocher son hamac entre deux arbres.

Cette belle petite charbonnière est baptisée Olivette.

Ne jamais ouvrir une meule tant que l’extinction n’est pas finie..mais le public aime !!

Une belle manifestation de patrimoine vernaculaire, comme on les aime.

Merci à toutes et tous.

Prochain rendez vous chez Jean en Ardèche du 11 au 18 mai.

Ouverture de la meule, décavage, il y avait encore des braises. Quelques « mouches » ou imbrulés, très peu, juste du coté nord. Par contre dans tout le reste le charbon est complet même au contact du sol. La difficulté avec une petite meule est le manque de puissance calorique. De plus avec des grosses bûches, la cuisson est moins bonne dans un petit volume. Malgré tout, avec la pluie et le vent, le résultat est satisfaisant.

Le charbonnier avant l’ouverture de la meule. Ai je réussi?

Défournage. Avec un râteau et une griffe.

L’or noir. Pour une Blanchette faut le faire…

Encore des braises, faut étouffer à plat. La mise en sacs se réalisera plus tard.

Fin de la saga Blanchette et ses charbonniers.

De la neige, en quantité, 40 cm, de la pluie mais pas de vrais froid. Une belle cabane étanche, des bâches style ZAD et une formidable équipe de fous de nature. Puis le dimanche, le soleil et un bon public en nombre suffisant. L’édition 2018 de la fête de la charbonnière m’a bien plu.

Autre article: foyer rural Les Quintillades

Heureux donateurs voilà l’occasion de se procurer un très beau guide présentant un des patrimoines importants de nos garrigues. A Montpellier nous parlons de clapas, à Nîmes sont connues les capitelles, un peu partout il y a les cabanes de berger, des restanques, des faïsses ou bancels. Tous ces termes désignent les tas de pierres d’un travail important de petites mains. Tas de pierres ordonnés, calibrés, alignés que sont les capitelles, les murs des terrasses, les fours à chaux et bien plus. Notre région est exceptionnellement riche de ce patrimoine vernaculaire. Ces lieux sont la  mémoire de cette tâche ardue de ces femmes et hommes qui ont d’épierré les champs et les collines des garrigues, pour pouvoir cultiver.

Les associations de pierres sèches, le collectif des garrigues et d’autres intervenants, vous proposent un Guide des Pierres Sèches. Ce livre propose 20 circuits de découverte dans tout le territoire des garrigues. J’y présente le sentier des charbonnières avec ses cabanes de charbonniers et les fours à chaux.

Un financement participatif est proposé: https://www.kisskissbankbank.com/guide-pierres-seches (image ci-dessous). Il nous faut 5000€, à ce jour nous en sommes à environ 2000€. Encore un petit effort.

En fonction de votre contribution vous aurez en retour de beaux cadeaux.

Parmi les activités dont il reste beaucoup vestiges en garrigue il y a celle des chaufourniers. La production de chaux pour la construction mais aussi l’agriculture a nécessité le montage de fours en pierres sèches pendant plus d’un millénaire. Ces fours partiellement détruits sont reconnaissables par leurs formes en « fer à cheval ».

Notre projet (cf. http://www.altimara.eu/blog/?p=2134), porté par la section patrimoine du foyer rural, est d’abord de construire un four dit « ramier » (technique romaine?) puis de réaliser une cuisson. Cette première étape s’est concrétisée ce week-end avec la fin de la construction de la structure. 

Nous avons eu le renfort des grands spécialistes de la pierres sèches, l’équipe de « Nages, Garrigues et Pierres Sèches » et de la présidente du Collectif des Garrigues. Une très bonne collaboration que l’apparition de la neige n’a pas ralentie. Des savoir faire croisés ont permis à chacun de progresser dans une technique que nous découvrons tous ensemble.  Une main d’œuvre enthousiaste, l’envie de réussir ce challenge ont fait de cette journée une réussite. Nous l’avons complétée par la visite d’un autre four exceptionnellement bien conservé dans le versant nord de la Suques.

Photos: La charge de pierres calcaires en forme de dôme. le tube servira à introduire une sonde thermique.

Le four fini avec la couverture de pierrailles et de terre.

Nous devons faire différentes expériences de cuissons pour déterminer comment alimenter en bois ou fagots le foyer. Quelle quantité? Comment approcher la gueule du foyer à 900° sans se brûler? Des questions pour l’instant sans réponses précises.

la suite dans l’année 2018.

Berta Tarragò , réalisatrice de spectacles vivants, m’a demandé de participer à son prochain événement qui va se dérouler au Pic-St-Loup en octobre 2014.

Cette collaboration provient de notre rencontre lors de la visite du Pic que j’ai guidé et où nous avons échangé sur l’histoire locale et les traditions dans les garrigues.

Evidemment j’ai mis en avant le passé, si présent, des charbonniers. Après la visite de l’écosite de Ste Croix de Quintillargues, Berta a totalement adopté l’idée que cette transformation de la matière, bois/charbon, qui s’appuie sur un élément important du patrimoine vernaculaire est à intégrer au spectacle.

_MAC4888Berta et Thierry dans l’écosite des charbonnières

Thierry, le plasticien, a proposé de mettre en valeur cette référence par des têtes grosses, portées sur le dos, qui seront carbonisées. Le projet a pris corps, …avec une grosse tête, et s’articule sur une sorte de procession à la montée du Pic. 120 porteurs(euses)

ou pèlerins(ines) vont présenter un long cortège avec chacun sa grosse tête noire sur le dos.dessin3 dessin1-1

120 têtes de 1 m2 à carboniser

J’ai proposé alors de faire un essai avec une tête en osier. Martine et Danielle, les vannières, ont produit d’abord de petits masques que j’ai carbonisé. Puis  Martine est passé au format supérieur. Prochain post, la montée au Pic avec cette grosse tête en osier.

_MAC5090

tete24 février. J’arrête le compteur de la partie blog Islande: 886 visites