charbon vegetal

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Un nouveau lieu de fabrication de briquettes de charbon, l’écochar, à Kinshasa au Congo. Une équipe est en train de se former et une cuisson expérimentale a déjà eu lieu.

Le charbon végétal c’est comme le bon alcool, il faut le faire dans un tonneau. Sauf que celui là est en fer. Comme d’habitude le standard est de 200 l plus un de 60 l qui sont les bases de notre four gazogène.

A la méthode islandaise, un deuxième fut de 200 l servira de double cloison pour protéger l’isolant intérieur.

Au Congo, il est possible de trouver ce genre de fut métallique.

A la méthode guinéenne, le tuyau de récupération des gaz sera interne.

La technicité est multi nationale, en s’appuyant sur les différentes expériences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première cuisson congolaise, un franc succès avec une carbonisation parfaite des herbes.

Plus d’infos ici: COOPDEA facebook

Construction du four.

J’ai enfin récupéré le petit fut de 55l, indispensable pour carboniser les lupins. C’est à grâce à Gummi, mon sympathique conducteur sur un circuit et qui travaille aussi dans la compagnie « Olis », que LE fut islandais de ce volume a été trouvé.

Aussitôt arrivé à Reykjavik, j’ai découpé le haut du baril. Puis j’ai tordu le tuyau pour les gaz de récupération. Je me suis inspiré du modèle guinéen en mettant le tuyau le long du petit fut et non plus à l’extérieur du grand tonneau.

 

Puis j’ai ramassé des lupins. Il faut environ une surface de 1 x 1,20 m soit 1,40 m2 pour remplir à raz bord le 55 l. Cela donne entre 14 et 15 kg de végétal vert.

J’ai testé aussi les lupins secs pour être sur qu’ils peuvent servir d’allumage. Ça fonctionne très bien.

Beau travail à Macenta, dans l’est de la Guinée Conakry, où mon fils Antonin a rejoint le groupe de travail écochar.

Le système du four à récupération des gaz a été rapidement remanié avec plusieurs améliorations.

Doublage du grand tonneau, avec une tôle à l’intérieur où le vide laissé et bien rempli par de la cendre. La cendre est un bon isolant.

Fabrication par un artisan local du petit tonneau intérieur. Puis mise en place d’un tuyau qui prend directement les gaz sans passé par l’extérieur du grand tonneau. Une belle innovation, très pratique.

Les premières cuissons donnent un excellent résultat en poudre de charbon.

Félicitations à toute l’équipe. La production d’écochar sous forme de briquettes va pouvoir se développer  et le projet devenir concret.

 

Mon copain Olafur m’a apporté un magnifique tube pour la cheminée. Je l’ai de suite mis sur le couvercle. Avec découpe en rond au diamètre de la base de la cheminée. En rabattant les découpes de fer j’ai pu fixer la base.

Tout le système externe est fini. Reste plus que le conteneur intérieur a finaliser mais ici c’est difficile de trouver un fut de 60 l. Nous allons faire les poubelles ou tout au moins le centre de recyclage des métaux.

À suivre…

 

 

My friend Olafur brought me a beautiful tube for the chimney. I immediately put it on the lid. With round cut to the diameter of the base of the chimney. By pulling down the iron cuts I was able to fix the base.

The entire external system is finished. Remains more than the inner container has to finalize but here it is difficult to find one was 60 l. We’re going to do garbage or at least the metal recycling center.

Reykjavik.

2 jours de « repos » qui me permettent d’entamer la construction d’un four pour carboniser les lupins. Les choses sérieuses commencent et pour que le projet avance il faut que je fasse des démonstrations.

Acte 1, récupération de deux futs de 200 l.

Puis découpe du fond de l’un des futs. Il va me servir de couvercle car ces futs sont déjà découpés en haut.

Ensuite j’ai découpé le fut ouvert des deux cotés, dans sa longueur:

Il va servir de cloison intérieure pour protéger l’isolant. J’ai donc réduit son diamètre en coulissant les deux bords l’un sur l’autre. Et j’ai mis des boulons pour fixer le tout.

Cette paroi se glisse parfaitement à l’intérieur jusqu’en bas. Je vais faire des encoches dans le fond pour que l’air rentre. Pour l’instant je n’ai pas d’isolant a mettre, il faut que j’aille le récupérer. Dans un souci de simplicité ce pourrai être simplement de la cendre qui est un bon isolant utilisé dans les fours rocket. Là il en faut quand même une bonne quantité.

Il me manque que le fut de 60 l a mettre à l’intérieur, la cheminée et le système de récupération des gaz.

A suivre….

Reykjavik.
2 days of « rest » which allow me to begin the construction of an oven to carbonize the lupins. The serious things begin and for the project to advance I have to make demonstrations.
Act 1, recovery of two barrels of 200 l.
Then cut from the bottom of one of the futures. It will serve me as a lid, for these are already cut up.
Then I cut it open on both sides, in its length:
It will serve as an internal partition to protect the insulation. I therefore reduced its diameter by sliding the two edges one on the other. And I put bolts to fix it all.
This wall fits perfectly inside down. I’ll make notches in the bottom for the air to come in. For now I have no insulation to put, I have to go retrieve it. For the sake of simplicity this could be simply ash which is a good insulator used in rocket ovens. There is still a good quantity.
I miss that was the 60 l to put inside, the chimney and the system of recovery of the gases.
To be continued….

Lúpína lýst útlæg úr vistkerfi Austfjarða með hjálp íbúa

La lutte contre l’envahissement des lupins se développe. Un article du journal « Frettablaðið » parle de l’action d’un environnementaliste islandaise, Anna Berg, qui demande à la population de passer à l’action contre les lupins. Les lupins, plantes invasives, détruisent l’écosystème original. Les plantes à baies, Myrtilles et Camarine, disparaissent au détriment de l’avifaune et des ramasseurs qui en font des confitures.

Cette prise de conscience commence à prendre forme dans toutes les régions de l’Islande. Les lupins ont grandement servi de stabilisateurs de sols sujets aux vents de sable et ont enrichit ces sols pauvres. Mais depuis leurs acclimations, ils envahissent d’immenses étendues. La beauté de ces plantes à fleurs bleues est réelle en juin-juillet mais c’est de courte durée.

Les essais de carbonisation que j’ai testé l’année dernière sont positifs. Les lupins donnent un grand volume de matière et la fabrique de briquettes de charbon en donne rapidement de grandes quantités. Au pays du barbecue ça intéresse d’avoir du charbon végétal made in Islande.

Je vais contacter Anna Berg pour une manifestation festive de fabrication d’écochar, briquettes de charbon.

 

The fight against the invasion of lupins is developing. An article in the newspaper « Frettablaðið » talks about the action of an Icelandic environmentalist, Anna Berg, asking the population to take action against lupins. Lupins, invasive plants, destroy the original ecosystem. The plants with berries, blueberries and camarine, disappear to the detriment of the avifauna and the collectors who make jams.

This awareness is beginning to take shape in all regions of Iceland. Lupins have greatly served as soil stabilizers subject to sand winds and have enriched these poor soils. But since their acclimations, they invade vast expanses. The beauty of these plants with blue flowers is real in June-July but it is of short duration.

The carbonization I tested last year are positive. Lupins produce a large volume of material and the coal briquette factory rapidly produces large quantities. In the country of barbecue it is interesting to have vegetable charcoal made in Iceland.

I will contact Anna Berg for a festive demonstration of ecochar manufacturing, coal briquettes.

Dans le cadre du développement des charbons en Afrique, je suis à la recherche de différentes techniques de carbonisation. Le but est de trouver le meilleur four qui allie simplicité, cout de revient a minima et efficacité. J’ai trouvé chez un charbonnier anglais une méthode qui s’appuie sur la comception des fours « rocket ». Habituellement utilisés pour la cuisine, ce sont plutôt des réchauds. Construit dans des boites de conserve ou des bidons, on retrouve leurs usages chez les personnes nomades. Le principe est simple et s’articule au travers d’un tuyau coudé qui est lui même très isolé. Là, l’originalité vient du fait d’utiliser la chaleur rayonnante de la cheminée et de carboniser le bois ou la matière végétale qui est mise à la place de l’isolant.

Nous avons entrepris la mise en route d’un four en briques, statique et de bonne capacité. Construit dans une région de terre cuite, il est facile de trouver de l’argile et des briques bon marché, tout autour de la ville rose, Toulouse.

Accueilli dans le parc de Gis, nous avons toute la place qu’il faut. De plus il y a beaucoup de bois, c’est parfait. L’argile est extraite de la cave de Martine. Les 129 briques sont achetées à la briqueterie de Nagen dont le patron nous a accordé un bon prix.

Le four est achevé, il faut attendre son séchage avant la mise en feu. Tous les détails bientôt.