Charbonnier du Monde

En mission humanitaire au Kurdistan Irakien mon fils Antonin a développé avec des Kurdes, un four de carbonisation végétale. Le charbon de bois est peu utilisé dans cette région mais il peut être une ressource pour les réfugiés très nombreux. Les essais de carbonisation ont donné de bons résultats avec des coques d’amandes. Encore un matériau de plus, elles sont quasiment infinies les possibilités de charbon vert.

Le site de l’ONG: http://coopdea.org/

L’association ALTIMARA, charbonnières & co, aide l’ONG COOPDEA, énergies coopératives en Afrique, avec un support technique de la carbonisation et notamment le charbon végétal « écochar » (lutte contre la déforestation, accès aux énergies domestiques pour tous, développement durable, cf. écochar).

Nous sommes solidaires du projet présenté ci-dessous. Votez en ligne pour ce projet qui permettra au moins de le faire connaitre, ou mieux de le financer si nous sommes nombreux qui votons pour cette action. Vous allez avoir 10 bulletins de vote et la possibilité de donner ces 10 voix à ce projet. Seule contrainte s’inscrire sur le site de « La Fabrique Aviva » (c’est sans douleur…). Attention limite des votes au 9 avril 2018.

Merci pour eux, merci pour nous, merci pour vous !

COOPDEA a pour projet de valoriser les équipements usagés d’énergie renouvelable

grâce à un atelier social et solidaire à Montpellier.

Il permet ainsi d’avoir accès à du matériel de qualité et à bas prix afin de développer notre réseau coopératif d’énergie durable pour les communautés vulnérables en Afrique.

Votez en ligne pour supporter notre projet :

Projet Énergie Éco-solidaire sur la Fabrique Aviva

 

J’ai vu le film MAKALA (charbon de bois en swahili), qui est actuellement en salle. Il décrit l’histoire d’un jeune Congolais qui fabrique son charbon de bois et va le vendre en ville.

Un charbonnier en « vedette », film remarqué à Cannes, à priori cela a sa place dans mon blog. Après visionnage, le Monde, charbonnier ou pas, est divisé en deux. Nous n’habitons pas la même planète. Ou peut être que si….

Description dans le site de « Première »: Au Congo, un jeune villageois, espère offrir un avenir meilleur à sa famille. Il a comme ressources ses bras, la brousse environnante et une volonté tenace. Parti sur des routes dangereuses et épuisantes pour vendre le fruit de son travail, il découvrira la valeur de son effort et le prix de ses rêves.

C’est un film moitié documentaire, moitié sociétal, qui démontre les grandes difficultés de la vie de ces congolais des campagnes (voir même en général). Le personnage principal est un jeune homme qui a déjà une grande famille et qui veut construire une maison pour y vivre. Pour acheter le matériel, il décide de fabriquer une grosse quantité de charbon et d’aller le vendre à 50 km de chez lui. Tache très ardue car il manque de matériel. Après avoir repéré un grand arbre, il l’abat avec ses haches primitives et le découpe petit à petit. Puis il rassemble tous ces bois autour du plus gros morceau.

La technique présentée est celle de la meule en long, rectangulaire, comme cela se pratique généralement en Afrique. La couverture de terre se fait par plaques découpées à la surface du sol, qui a l’air très sec. Puis le charbonnier allume un feu (dommage on ne voit pas sa technique, briquet à gaz ou briquet à battre???) pour avoir des braises. Avec une pelle il dépose celles ci dans un trou sur le coté bas à l’avant de la meule.

Là nous ne voyons pas vraiment l’allumage d’autant plus que déjà des fumées sont visibles sur le haut. Le réalisateur a un peu bidouillé le protocole d’allumage. La cuisson n’est pas montrée. Le décavage pose des problèmes avec des bouts de charbon qui prennent feu. La charbonnier crache de l’eau sur les braises pour les éteindre.

La seconde et plus importante partie du film est la transport des gros sacs de charbon. Accrochés avec des gros élastiques, 7 ou 8 sacs forment une « montagne » sur un vélo qui disparait sous sa charge. Les pistes poussiéreuses, le trafic des camions, bus et voitures et les côtes rendent le trajet terrible et épuisant pour le charbonnier. La vente est un âpre marchandage mais qui montre l’utilité toujours réelle du charbon de bois dans ces sociétés.

Je recommande ce film tant pour le coté charbonnier que la réalité des conditions de vie difficile de ces personnes. Un jour ils seront peut être migrants et nous allons les renvoyer car leurs pays ne sont pas en guerre…officiellement. C’est oublier d’où ils viennent.

Un documentaire, tournée en 2014, est sur le même sujet: Makala par Maloba.

Carolle Maloba, la réalisatrice, a filmé dans son intégralité le travail des charbonniers kantagais. Ce documentaire a certainement très inspiré le film d’aujourd’hui car il y a une grande similitude, hormis la personnalisation du charbonnier.

 

Un nouveau lieu de fabrication de briquettes de charbon, l’écochar, à Kinshasa au Congo. Une équipe est en train de se former et une cuisson expérimentale a déjà eu lieu.

Le charbon végétal c’est comme le bon alcool, il faut le faire dans un tonneau. Sauf que celui là est en fer. Comme d’habitude le standard est de 200 l plus un de 60 l qui sont les bases de notre four gazogène.

A la méthode islandaise, un deuxième fut de 200 l servira de double cloison pour protéger l’isolant intérieur.

Au Congo, il est possible de trouver ce genre de fut métallique.

A la méthode guinéenne, le tuyau de récupération des gaz sera interne.

La technicité est multi nationale, en s’appuyant sur les différentes expériences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première cuisson congolaise, un franc succès avec une carbonisation parfaite des herbes.

Plus d’infos ici: COOPDEA facebook

Beau travail à Macenta, dans l’est de la Guinée Conakry, où mon fils Antonin a rejoint le groupe de travail écochar.

Le système du four à récupération des gaz a été rapidement remanié avec plusieurs améliorations.

Doublage du grand tonneau, avec une tôle à l’intérieur où le vide laissé et bien rempli par de la cendre. La cendre est un bon isolant.

Fabrication par un artisan local du petit tonneau intérieur. Puis mise en place d’un tuyau qui prend directement les gaz sans passé par l’extérieur du grand tonneau. Une belle innovation, très pratique.

Les premières cuissons donnent un excellent résultat en poudre de charbon.

Félicitations à toute l’équipe. La production d’écochar sous forme de briquettes va pouvoir se développer  et le projet devenir concret.

 

Me voilà de retour dans la lointaine île du nord, l’Islande.

Premier contact avec le charbon de bois. Un retour sur les dernières charbonnières pratiquées dans la région de Skatafell. Cet endroit est aujourd’hui un parc national très couru par les touristes. Faut dire que le site est superbe avec les langues glaciaires et les montagnes découpées. Dans le parc même, une ancienne ferme « Sel », rappelle la présence de ces solides fermiers qui loin de tout, ont réussi a vivre et fabriquer ce dont ils avaient besoin. Il y a une mini centrale électrique qui a alimenté cette ferme bien avant que l’électricité soit accessible de partout en Europe.

Dans les années 50, ces fermiers ont réalisé l’une des toutes dernières charbonnières d’Islande. Le bois provient des petits bouleaux tortueux. La technique est simple, entassement du bois, mise en feu et quand le feu est suffisant ils recouvrent le tout de tapis végétal. Le rendement devait être assez faible. Mais le besoin pour la forge, donc l’outil, était ainsi satisfait.

Kolagerð (Charbonnière) 1953

La ferme de SEL

Le projet de fabrication de briquettes de charbon végétal en Guinée est sur les rails. Une équipe se charge de la production à Macenta (rappel, c’est là que l’épidémie ébola avait commencé…) Un deuxième four est en construction.

Dans cette première phase, la recherche de qualité des briquettes est l’objectif. Il faut qu’elles soient nettement plus performante que le charbon de bois local pour éveiller de l’intérêt des utilisateurs, les cuisinières en général.

Les tests donnent de bons résultats. Ébullition en 30′ de l’eau. Satisfaisant mais a améliorer.

Avis: les dons et aides financières sont bienvenus pour ce projet.

 

Le président de l’association COOPDEA, Raymond Kamano, a donné une interview au média guinéen GUINEEMAIl, sur le projet ECOCHAR. La transformation des déchets végétaux issus de la collecte des ordures est l’une des priorités de ce projet. Bravo à tous celles et ceux qui s’activent pour porter le projet de COOPDEA.

L’article en entier ici: Guinéemail