écochar

Toujours aussi sympathique cette manifestation dans la scierie de Campredon (Commune de Ferrals-les-Montagnes). Nous nous sommes retrouvés entre passionnés du bois et de son utilisation. Puis le public a défilé pendant ces deux jours.

J’ai réalisé une cuisson de meule charbonnière avec une première pour moi, la carbonisation de cyprès… Le bois était sec, en buches de diamètre de 10 cm. Avec un volume faible mais suffisant pour les deux jours de démonstration. Bien que anhydre ce bois génère une fumée très dense, au grand plaisir des autres exposants, avec une forte odeur. L’allumage a été rapide et j’ai pu mesurer la température, 540°, au bout de seulement une demi heure.

Pendant ces deux jours, j’ai eu le plaisir d’échanger avec des personnes fort intéressées. En autre un ancien berger qui, du coup, va essayer de carboniser un tas de branches de Douglas. Mais aussi une dame, grand mère, qui veut montrer à ces petits enfants comment cela se pratique. Elle a pris tous les renseignements et photos possibles. Va t’elle réussir sa meule? Je lui souhaite. Et ainsi de suite avec aussi un grand intérêt par l’écochar et les briquettes de charbon végétal.

Dimanche en fin d’après midi, je sentais que la cuisson avait bien fonctionné et j’ai décidé alors de démonter la meule pour le plus grand plaisir des participants. Une belle réussite, seule les parties basses des buches au contact de la terre n’ont pas totalement carbonisées comme d’habitude. Le reste est superbe, avec une teinte noire bleutée, très brillante du à l’arrosage pour éteindre les braises.

En duo, Martine la sorcière a animé un bel atelier de fabrication de balais en genêt.. à balais. Un savoir faire qui donne de beaux résultats que sont ces balais, super efficaces sur des surfaces difficiles.

Beaucoup de plaisir par l’ambiance de la manifestation, des organisateurs adorables, j’aimerai que ce soit toujours comme ça dans toutes les manifestations.

Merci aux organisateurs et bénévoles de la Festa Del Bosc. Merci à Benjamin et Arnaud.

En mission humanitaire au Kurdistan Irakien mon fils Antonin a développé avec des Kurdes, un four de carbonisation végétale. Le charbon de bois est peu utilisé dans cette région mais il peut être une ressource pour les réfugiés très nombreux. Les essais de carbonisation ont donné de bons résultats avec des coques d’amandes. Encore un matériau de plus, elles sont quasiment infinies les possibilités de charbon vert.

Le site de l’ONG: http://coopdea.org/

La peau de bananes ne sert pas qu’à glisser….depuis un an j’ai fait sécher toutes les peaux des bananes que nous avons manger. Un plein tonneau. J’avais visualisé un petit documentaire sur des femmes africaines qui fabriquent des galettes de charbon avec cet ingrédient.

Zou ! Les peaux dans le four gazogène, et après une cuisson à forte récupération des gaz, j’ai récupéré un magnifique biochar teinté du plus beau bleu.

Bien pilées, les peaux carbonisées ont été compactées et donnent un écochar de qualité. Le bleu a disparu très rapidement au contact de l’air (j’aimerai bien savoir pourquoi??).

Peaux de bananes, d’oranges et de divers agrumes, ainsi que les coques de noix, d’amandes et de noisettes, les noyaux d’olives et bien d’autres restes de fruits ou légumes sont parfaitement utilisables en charbon végétal.

Pour valoriser cette production j’utilise un moule en forme de cœur, c’est-y pas mignon.

 

L’association ALTIMARA, charbonnières & co, aide l’ONG COOPDEA, énergies coopératives en Afrique, avec un support technique de la carbonisation et notamment le charbon végétal « écochar » (lutte contre la déforestation, accès aux énergies domestiques pour tous, développement durable, cf. écochar).

Nous sommes solidaires du projet présenté ci-dessous. Votez en ligne pour ce projet qui permettra au moins de le faire connaitre, ou mieux de le financer si nous sommes nombreux qui votons pour cette action. Vous allez avoir 10 bulletins de vote et la possibilité de donner ces 10 voix à ce projet. Seule contrainte s’inscrire sur le site de « La Fabrique Aviva » (c’est sans douleur…). Attention limite des votes au 9 avril 2018.

Merci pour eux, merci pour nous, merci pour vous !

COOPDEA a pour projet de valoriser les équipements usagés d’énergie renouvelable

grâce à un atelier social et solidaire à Montpellier.

Il permet ainsi d’avoir accès à du matériel de qualité et à bas prix afin de développer notre réseau coopératif d’énergie durable pour les communautés vulnérables en Afrique.

Votez en ligne pour supporter notre projet :

Projet Énergie Éco-solidaire sur la Fabrique Aviva

 

Sous l’impulsion de Marc, une belle opération de fabrique d’écochar se déroule en ce moment au Togo. Le but est de transformer les restes de paille de riz, car il y a des rizières exploitées dans ce pays. Nous avons là un beau potentiel de matériels avec une structure innovante. La possibilité de construire les fours et le matériel nécessaire comme les presses à écochar est réelle. Pour l’instant tout les acteurs techniciens sont dans la phase d’expérimentation. Nous allons pouvoir bien développer toute la chaine de traitement des sous-produits végétaux.

Un petit séjour en Islande, les aurores boréales sont plus que rares, faut dire que le ciel ne s’y prête pas. Neige, tempête, pluie verglacée, l’azur est plutôt sombre.

J’en profite pour rester au chaud dans l’atelier est transformer le petit baril du four à carboniser. J’ai apporté des tuyaux de cuivre de 18 et des manchons et coudes à olives. En Islande le cuivre est peu utilisé en plomberie, c’est pour ça que l’été dernier j’avais eu des difficultés pour fabriquer le tuyau « gazogène ». Le remplacement parait superbe et l’augmentation du diamètre du tuyau va donner plus de gaz donc plus de combustion sous le baril.

Dehors les lupins font grise mine, tout secs (sous le pluie…). Ce serai la bonne période pour les récolter mais il faudrait un lieu de stockage pour ça.

On verra ça cet été.

 

L’ONG COOPDEA travaille en collaboration avec les élèves de 5eme année de l’école d’ingénieurs EPF à Montpellier. Dans le cadre d’un projet d’étude, les élèves étudient les différentes possibilités d’exploitation de notre système de carbonisation. L’un des buts est de produire de l’électricité en même temps que la pyrolyse.

Nous avons mis en fonctionnement le four de nouvelle génération. Les matériaux carbonisés sont des feuilles de platane qui sont à profusion en ce moment.

Les élèves ingénieurs ont pris des relevés divers. Poids de la biomasse dans le petit tonneau et celui des feuilles déposées autour pour l’allumage.

Puis tout au long de la carbonisation, captage des fumées à la sortie de la cheminée et une importante liste de prises de température dans quatre endroits et toutes les deux à trois minutes.

Nous avons réalisé deux cuissons.

Le tirage par la cheminée excentrée a parfaitement fonctionné. Le tuyau de la récupération des gaz, plus gros que les autres fois, est parfait. Il faudra le compléter par un bruleur en  sortie sous le fut pour mieux canaliser les flammes.

La première cuisson a donné pas mal d’incuits avec des feuilles, au centre, pas carbonisées. Cela vient certainement d’un tassement trop important qui a empêché la circulation de l’air chaud au travers de celles ci. C’est le même problème qu’avec du papier.

Nous avons remis a cuire l’ensemble de la première cuisson avec la deuxième complétée de nouvelles feuilles, platane et vigne vierge. La cuisson a durée 1 h avec une belle production de gaz.

Le résultat est correct avec quelques morceaux de feuilles mal carbonisés.

Résultats des tests bientôt.

Et voilà c’est fini, il nous manque juste un peu de cendre pour terminer l’isolation. Dommage, en cette période de chaleurs, du dérèglement climatique, peu de personnes font des feux de cheminée.

La technique des cendres en isolant, je l’ai apprise à la Festa Del Bosc. Des intervenants nous avaient expliqué comment construire des fours rockets. L’utilisation de ce matériau de faible prix, voir nul, permet de remplacer la vermiculite. Les deux sont des isolants moyens en performance mais le rendement est suffisant pour cette utilisation. De plus ceci nous permet de rester dans un contexte type africain où les isolants industriels sont rare est cher.

Il est pas beau…le four!

C’est parti pour la construction d’un autre four avec des futs métalliques.

Dans le cadre des activités de COOPDEA, ONG franco-africaine, le développement des techniques dites « simples » est l’objet de la réalisation de ce four, amélioré par nos expériences. Ce four a carboniser sert de référent pour une étude par des étudiants ingénieurs, de l’école ESF, sur les différents paramètres de la carbonisation avec cette technique.

Le matériel se compose d’un fut neuf de 220L à ouverture sur le haut, d’un autre fut pour la paroi intérieure et d’un petit fut de 60 l.

Mise en place de la paroi intérieure qui protège le fut extérieur des flammes et limite la rouille. La double paroi sera remplie de cendres qui serviront d’isolant thermique.

Le fond est doublé avec une trappe de nettoyage.

Le capot est aussi doublé et a remplir de cendres. A droite le couvercle de la trappe du fond.

Découpe des deux parois pour ouvrir une fenêtre dit « pédagogique » car elle permet de voir les gaz récupérés en train de bruler.

Mise en place d’une cheminée par l’arrière. La manipulation du couvercle s’en trouve facilité.

Reste a placer le tube de la cheminée et trouver un grand volume de cendres (merci Martine et Gis).

Dans une semaine, ce four sera opérationnel et les étudiants vont l’ausculter avec des prises de températures dans différentes parties. Nous allons savoir a combien monte la température dans le petit four.

 

Mise en fonctionnement du four à lupin.

Tout d’abord j’ai posé l’isolant, de la laine de roche de récupération, entre les deux grands tonneaux.

Puis rempli le petit tonneau de 14 kg de lupins qui se révélèront beaucoup trop mouillés pour une bonne carbonisation. 

Le four fonctionne très bien. L’étanchéité du petit tonneau intérieur est faite au Sika Fireproof. Sur le dessus du couvercle il y aussi de la laine de roche.

 

Si les lupins récemment coupés sont trop humides, les lupins secs que j’avais mis de coté brulent parfaitement pour la mise à feu.

Pour la suite, il faudra récolter les lupins fanés en priorité. Puis re-tester une cuisson de vert pour mieux contrôler le processus. J’avais déjà effectué une carbonisation de lupins verts qui a donné un très bon écochar.

Vivement que le procédé soit au point pour développer des animations en Islande. Cela se fera plus tard car je reviens en France.

La mise à feu sous le regard de mon ami Ólafur qui m’aide dans les démarches.