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Un joli cadeau de la part de ma fille, un manga qui raconte la vie d’un charbonnier au Japon. Il pratique la cuisson très spéciale des charbonniers japonais, celle qui produit du Binchotan, un charbon de bois cuit à très haute température.

L’auteur raconte la vie d’un jeune charbonnier qui comme son père, va vivre dans la forêt pour carboniser. L’isolement est assez fort et le travail demande beaucoup de force et d’adresse.

La construction du four et la technique de cuisson sont bien montrées dans ce récit très instructif. Pour un charbonnier occidental, on y trouve carrément un mode d’emploi. La température atteint les 1000°, ce qui donne un charbon exceptionnel. Un charbon parfois blanc en surface. La postface écrite par Philippe Picquier, décrit cette autre façon pour les japonais d’aborder ce type de récit, en commençant par le résultat du travail, à savoir le binchotan, puis de décrire par la suite les techniques de cuisson et de construction. La nature y tient une grande importance et contrairement à nos documentaires, l’homme n’est pas le maître, le « Maître du Feu » comme nous nous désignons ici, mais simplement l’utilisateur.

Un manga fort passionnant et instructif et plaisant à lire. Une belle approche des charbonniers japonais de binchotan qui donne très envie d’aller voir sur place.

Le Conte du Charbonnier de Shigeyasu TAKENO, collection Picquier Manga, 2006. https://fr-fr.facebook.com/EditionsPhilippePicquier/

Doumo arigatou gozaimashita, どうもありがとうございます

Une belle réussite d’une cuisson en fosse. J’ai repris le trou creusé l’année dernière et je l’ai agrandi pour augmenter le volume. La profondeur a été limité par une dalle de pierre en sous sol. Dimensions: 3 m de L, 0,70 m de l et environ 0,60 m de profondeur soit 1,26 m2.

J’ai creusé 5 cheminées, 4 en parallèle et une en bout. L’allumage a démarré de l’autre coté dans le sens de la longueur.

Le bois, de petites et moyennes sections, a été placé perpendiculairement avec un remplissage au maximum des trous. Puis j’ai recouvert de buis écrasés et de terre. La charbonnière était prête.

Malgré un vent violent, j’ai allumé le feu. La progression du feu a été lente. la fumée sortait par la cheminée terminale car j’ai ouvert les deux premières cheminées latérales plus tard, en fonction de l’avancée de la carbonisation.

Il y a un tassement régulier de la couverture terreuse qu’il faut bien surveiller pour éviter l’embrasement.

En fin de cuisson, l’extinction s’est faite par étouffement comme dans une cuisson à la meule.

La qualité du charbon semble très correcte, peut être un peu moins qu’à la meule, c’est à vérifier.

Je suis satisfait de cette cuisson. Je recommencerai l’année prochaine avec plus de volume si c’est possible.

Comment ne pas passer quelques temps dans un village qui s’appelle « Charbonnières-Les-Vieilles ». A l’occasion d’un séjour dans les volcans d’Auvergne, je n’ai pas résisté à m’arrêter dans ce joli village. Bien sur plusieurs questions cherchaient des réponses, quel est le nom des habitants et pourquoi ce nom de charbonnières (Vieilles a comme origine Ville, latin Villa, donc domaine rural Gallo-romain).

Peu de réponses, il n’y a pas de gentilé défini pour nommer les habitants. Pas loin de là, dans un autre village, Charbonnières-Les-Varennes, les habitants ont comme désignation: les Coupaux (cf. article http://www.altimara.eu/blog/?p=1838).

La mémoire de l’activité du charbon de bois s’est un peu perdue. Nous avons questionné quelques habitants, au troquet du coin, mais personnes ne se rappelle vraiment. Un indice à l’une des entrées du village, un four en fer de type Magnien (souvenir de la Seconde Guerre Mondiale?), décore un carrefour.

Voilà un endroit où il serait bon de restituer la mémoire (Je pense que certains habitants ont des témoignages à nous livrer) en organisant une fête des charbonniers avec une belle carbonisation. Le bois ne manque pas dans la région.

Il y a à proximité un magnifique lac de cratère, le Gour de Tazenat, qui est issu d’une éruption phréatomagnatique, un Maar, la rencontre de l’eau et du magna.

Une magnifique région à visiter.

Voilà les beaux jours qui arrivent et l’envie de glace avec. Après le pain, les pizzas et le dentifrice, les ice cream prennent la teinte noire.

Au marché du Lez, à Montpellier, une carbo glace a pris sa place entre fraise et pistache.

Le charbon est noir !!!

Il existe en Islande des glaciers qui sont tout noir. Glace blanche, glace noire, je posterai bientôt une photo d’un de ces glaciers. C’est bientôt mon départ annuel vers cette île.

Bonne dégustation et bon été !

Un vent à décorner les taureaux a retardé l’allumage des charbonnières. Jean, Krem et toute l’équipe avaient préparé la meule. Pour ma part, j’avais creusé courageusement un plus grand trou que l’année dernière à l’emplacement de la charbonnière en fosse. Elle était prête avec son bois sous la terre. Enfin et après accord des pompiers, nous avons allumé conjointement nos « fourneaux ». Carbonisation en marche !

Entre temps des classes scolaires nous ont rendu visite. Un atelier pain a aussi bien fonctionné avec le grand four et l’énergie de Lisa et Simon. Bien sur les marteaux n’ont pas arrêté de taper, actionné par les bras vigoureux des forgerons et forgeronnes. Une superbe structure en bambou a était construite en 3 jours, du beau travail. L’atelier vannerie a été un bon moment pour Martine qui a pu avec Simon, élève studieux et doué, fabriquer une grosse manne.

Et un brin d’Occitanie.

Cette fête de la charbonnière attire de nombreux jeunes qui veulent apprendre ou se perfectionner à la forge. L’ambiance est joyeuse et très amicale et les anciens, comme moi, apprécions cette énergie en éclosion.

Le besoin de transmission se concrétise et il est heureux de voir ces jeunes gens s’intéresser autant à ces vieux savoir faire. C’est assez rare et donc important de le signaler.

La charbonnière en fosse avant ouverture.

Encore une belle fête, une équipe hétérogène mais dynamique, de belles rencontres, la magie charbon a encore fonctionné.

Merci Jean.

La fête de la charbonnière chez Jean l’Ardéchois commence dans une semaine. Un rendez vous incontournable, comme on dit dans les médias, et surtout une belle réunion de personnes sympathiques entre forgerons et charbonniers. Je vais m’appliquer à conduire une ou deux cuissons en fosse, avec une fosse en long et une petite à l’ancienne en rond.

La journée grand public sera le samedi 18 mai. Attention de réserver le repas bien avant au 04 75 54 54 20, 15 €. L’apport d’une bonne bouteille, pas forcément alcoolisée, est bienvenu.

Pour les aficionados, vous pouvez venir en semaine avec un casse croute tiré du sac.

A bientôt !

Direction Bidon…

Le site en garrigue de la colline de St Roch à Caveirac est très plaisant et magnifiquement mis en valeur par l’association Pierre Sèche et Garrigue présidée par André Calvini.

L’allumage, un moment important.

J’ai passé là 3 jours agréables, dans ce lieu de capitelles magnifiques, avec les membres de l’association. Le samedi et le dimanche Nathalie et ses bacs à teinture végétale, Martine avec ses paniers d’olivier à monter et René l’artiste du feu, m’ont rejoint. D’autres animateurs se sont installés au milieu des oliviers. Le public, en continu pendant les deux jours, est venu nous rencontrer. Nous avons retrouver agréablement le contact de personnes très intéressées, demandeuses de connaissances et parfois même échanger leurs expériences. J’ai pu rencontrer de nombreux(ses) descendants de charbonniers et tous d’origine bergamasque.

Nous avons passé la nuit dans une très belle capitelle. Une première charmante avec la voute en encorbellement au dessus de nos têtes. René n’a pas hésité à accrocher son hamac entre deux arbres.

Cette belle petite charbonnière est baptisée Olivette.

Ne jamais ouvrir une meule tant que l’extinction n’est pas finie..mais le public aime !!

Une belle manifestation de patrimoine vernaculaire, comme on les aime.

Merci à toutes et tous.

Prochain rendez vous chez Jean en Ardèche du 11 au 18 mai.

Rendez vous cette fin de semaine pour deux jours de garrigue.

Je commence un jour avant, vendredi pour la construction de la meule. Samedi mise en feu et dimanche c’est du tout cuit.

Et il y a les copines-copains qui animent plein d’ateliers.

En plus sur Radio Escapade, ce vendredi 26 avril, à 11h, écoutez l’émission dans laquelle je livre tous les secrets des fours à chaux des garrigues. Une émission du Collectif des Garrigues animée par Danièle cette fois. http://radioescapades.org/, programme et podcast http://radioescapades.org/emissions/escapades-en-garrigues

On se retrouve ce week end…à l’heure du casse croute avec Vos spécialités.

Adiou, bienvenue, velkomin !!

Accés balisé à pied ou en voiture DFCI

La première fois que Louis a réalisé une charbonnière pour la manifestation Lo Gabel, j’ai été conquis par cet assemblage de bois et de terre. Je découvrais un Art et je n’aurais jamais pensé à ce moment là, jusqu’où cela allait me transporter.

Près de vingt ans après, mon horizon charbon, d’un beau noir, scintillant comme du diamant, n’arrête pas de s’élargir. Je me suis fondu dans nos garrigues et j’ai aussi charbonné en Suisse, en Islande et au Canada. Rencontré des passionnés, gueules noires, des anciens, des femmes de charbonniers qui ont vécu dans de pauvres cabanes, des jeunes attirés par le mystère de l’alchimie du carbone.

Charbonnières, matière sensuelle, fumées mystérieuses porteuses de messages, transformation de la matière.

Louis, maître charbonnier, tu as connu la pauvreté et la rudesse de la vie de tes parents charbonniers. Merci de m’avoir initié, de m’avoir ouvert cette loge, d’être aujourd’hui celui qui te succède, d’être le maître du feu, un charbonnier.

Je t’ai vu pour la dernière fois sous le belle photo de toi à coté de ma charbonnière. Tu m’as initié au Métier du Diable, je te souhaite le Paradis.

Martial

Extrait interview réalisé par René. https://vimeo.com/331579217


Maitre Louis Salvi et Maitre Martial…